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samedi 9 février 2019

L'Inde encore, une journée à DELHI


Après avoir regardé Wonder Woman dans l’avion me voici prête à affronter l’Inde pour deux mois avec deux amies de longue date avec qui je sais pouvoir rire et chanter et même dessiner, alors que demander de plus ?
Delhi, une des villes les plus polluées du monde… nous avions emporté des masques contre la pollution mais à l’essai de ces becs de canard dans notre chambre d’hôtel et nos fous rires en nous regardant nous ont fait préféré de sortir nez nu. 
la station de métro du quartier
On file à la station de métro acheter notre pass et éviter de faire la queue à chaque fois pour acheter notre jeton, ce qui nous permet de voyager moins cher et de changer de destination si envie…  
devant le Musée National de Delhi, des étudiantes à l'ombre sur les marches
on profite au moins des sculptures à l'extérieur

Petit tour au Musée National par erreur de rickshaw qui s’est arrêté au mot « musée » alors que nous aurions dû dire « galerie » d’art moderne. Mais pour 650 roupies on ne va pas passer du temps à voir des galeries intéressantes qui sont fermées pour cause de rénovation… on rentre et on sort, juste un coup d’œil sur les statues posées sur les pelouses.
du ciel bleu à Delhi, pas étonnant qu'il y ait du monde de partout !
Nous partons à pied, passons par le grand Arc de Triomphe, India Gate, en souvenir de toutes les guerres indiennes et comme c’est samedi il y a foule. C’est vraiment la sortie familiale et il n’y a pas que les marchands de ballon qui font leur chiffre d’affaires.
A Delhi aussi on se fait crayonner le portrait

marchand de ballons, raquettes et autres jeux pour la pelouse


tout ce qu'il faut pour grignoter toute l'après-midi !

ou pour manger tout chaud tout croustillant sur place...

National Gallery of Modern Art
 Enfin, voici la National Gallery of Modern Art. Je me précipite à la librairie pour acheter le petit porte-folio des peintures de Nicolas Roerich, un peintre russe bourlingueur et qui peint l’Himalaya merveilleusement. Mais seules des reproductions très grand format sont disponibles, pas de chance.
Promenade dans les quatre niveaux de ce beau bâtiment moderne, possibilité de prendre tous les tableaux en photo mais uniquement au smartphone, l’appareil photo est strictement interdit, allez savoir pourquoi… et impossible de contrer l’interdiction, les surveillants sont aux aguets ici et refusent même qu’on prenne le bâtiment, uniquement les œuvres. Mais trop tard j’avais déjà pris la photo… Nous en profitons pour voir l'exposition temporaire qui se termine juste sur la Marche du sel de Gandhi avec de nombreux dessins.

Soirée avec un ami indien et nous retrouvons les saveurs des « garlic nan » et des « cheese nan », ces galettes chaudes parfumées à l’ail ou au fromage qui accompagnent nos légumes légèrement épicés.
Ca y est, la rentrée en Inde est faite, welcome in India, ses klaxons, ses foules, ses temples et toutes les aventures à venir !

mercredi 18 octobre 2017

Partir en Inde ? Oui au Bihar !


La France est bien un pays riche ? dit l’officier de police à mon amie M au contrôle des visas à l’aéroport de Delhi. Surprise de M à cette question. Vous allez à Patna ? reprit-il en lisant l’adresse en Inde indiquée sur l’imprimé d’arrivée. Oui, dit-elle d’un air toujours aussi surpris. Vous savez que Patna est dans le Bihar ? Vous voulez vraiment aller au Bihar ? Vous savez que le Bihar est l’état le plus pauvre de l’Inde ? Mais pourquoi vous n’allez pas au Rajasthan ? (sous-entendu : comme tout le monde ?)
Et voilà comment un officier de police vous avertit galamment que votre destination est pourrie et que vous feriez mieux d’aller voir ailleurs s’il y est.
Mais bon, notre billet d’avion pour Patna était pris et nous prenons la navette pour aller à l’aéroport national. Déjà nous sommes les seules occidentales dans la navette. Et pour Patna les seules occidentales pour le vol. Evidemment nous pouvons commencer à nous poser des questions. Patna, capitale du Bihar, deux millions d’habitants, 35° C et pas mal d’humidité, la mousson trainant en longueur et l’anglais est loin d’être parlé couramment. Nous prenons un taxi pré-payé pour aller à notre guest-house, située dans un quartier tranquille mais bien loin du centre et de la gare.
Le lendemain, nous prenons une visite de la ville en taxi organisée par notre hôtel, il n’y a pas énormément de choses à voir et tout est dispersé. En plus, c’est Diwali et c’est la folie dans la ville à croire que tout le monde a pris sa voiture pour créer des embouteillages monstres. Notre chauffeur, qui ne parle pas un mot d’anglais, mais j’arrive à comprendre de temps en temps où il veut en venir,  file de bonne heure au plus loin pour la visite d’un des cinq plus grands temples sikhs : Takht Sri Patna Sahib.
Nānakou Gurū Nānak Dev (1469-1539) était un mystique et poète indien, maître fondateur du Sikhisme et premier des dix Gurus du sikhisme. Il serait resté dans cette ville trois mois lors de ses différentes pérégrinations à travers le monde.  Et le 22 décembre 1666 Guru Gobind Singh est né à Patna. Guru Gobind Singh (1666-1708) est le dernier des dix Gurus du sikhisme et le créateur du Khalsa, l'ordre chevaleresque des sikhs.
Le Takht actuel a été fini en 1957. La pièce centrale et principale représente l'endroit où Guru Gobind Singh est né. De l'or et du marbre parent le temple. Beaucoup de reliques comme des sandales en bois, un vieil habit, un peigne, de nombreuses armes sont conservés dans le temple.
l'habileté et la beauté du travail des artistes indiens

Visite du temple sikh, magnifique, chants, méditation, tranquillité, offrande rituelle « prasad » d’un gâteau sucré et nous allons voir un peu plus loin les rives du Gange. Même si ça ne vaut pas les ghats de Bénarès, quand même aller dire bonjour à notre Mère Ganga.
petit coin au bord du Gange vraiment très familial
Nous partons ensuite visiter le Musée, superbe, dehors et dedans (belles collections de statues, peintures, objets archéologiques). 

le musée de Patna avec à l'entrée une belle sculpture en briques d'une tête de bouddha

 
la cour intérieure avec une architecture plutôt rajpoute
Nous payons le ticket d’entrée maximum (500 roupies) afin de voir le trésor du Bouddha enfermé et cadenassé dans une pièce spéciale qu’on vient ouvrir exprès pour nous… c’est dire la foule (du moins ce jour là) qui vient voir ce trésor : des cendres du Bouddha mélangées à de la terre, une petite feuille d’or, une perle. Pas de photo mais on en trouve sur internet !

les reliques du Bouddha Gautama enfermées dans une petite
coupe à l'intérieur du stupa

Petit tour au Buddha Park pour aller méditer dans le grand stupa au centre du parc. C’est 20 roupies déjà pour juste entrer dans le parc mais cela permet à de nombreux jeunes couples de se conter fleurette tranquillement dans la verdure ! Et partout nous sommes regardées comme des extra-terrestres, à croire qu’ils n’ont jamais vu de femmes occidentales.

le Buddha park situé en face de la gare principale, une oasis au milieu du vacarme

L’énorme silo à grains est fermé et les échafaudages lui font comme un traitement d’acupuncture pour lui refaire une beauté. Mais pas de grimpette pour admirer la vue générale sur Patna, ni chant à l’intérieur du silo pour écouter la réverbération.

Golghar : gros silo à grains prévu pour prévenir les famines dans cette région
et du coup privée de la vue panoramique sur la ville !

Le soir arrive, les boutiques sont pleines de lumières pour Diwali, des petites coupelles de terre pleines de ghee (beurre clarifié) où trempe une mèche éclairent les trottoirs comme les couloirs de notre hôtel.

La plupart des gens ont rejoint leur famille pour fêter cette sorte de « Noël » indien, fête de la lumière. Dans la nuit les pétards et les feux d’artifice illuminent le ciel de Patna. Pollution, bruits, lumière, temple, beauté et saleté, ça y est, nous sommes en Inde et de plus au Bihar.

 
derniers achats dans la rue, fanfreluches, décorations, bougies

ou bien or, pierres précieuses pour la femme de sa vie ?