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dimanche 12 novembre 2023

C'est DIWALI !

Ce jour le plus important de tous, appelé Bari Divali ou « grand Divali » , est consacré à la puja de la déesse Lakshmi. Lors de cette puja qui se déroule le jour d'Amavasya, Nouvelle Lune, cinq divinités sont célébrées. Et les marchands de feux d'artifice, de pétards, de feux de Bengale font leur plus gros chiffre d'affaires à cette occasion.

Et ça s'entend ! ça pète dans tous les coins, les pétards, les feux de Bengale, les feux d'artifice...  mais c'est beau aussi de voir toutes les bougies allumées ! de petites coupelles en terre remplies d'huile de moutarde où trempe une mèche de laine. Ca va tenir une bonne partie de la nuit...

Ensuite, nous avons installé les bougies sur
les murs autour de la maison

Dans la rue aussi, les enfants, les voisins, allument des bougies et vont honorer les dieux dans les petits temples en face de chez eux.




Nous avons participé à la puja pour Laxmi, la déesse de la richesse, avec Kamal qui gère notre guest-house, toutes ses nièces étaient là avec nous pour offrir des fruits, des biscuits, de l'argent et la lumière à la déesse.


 

Auparavant nous avons été accueillies dans une famille amie pour "prendre l'apéritif", mais c'était trop épicé pour nous, alors, nous nous sommes repliées sur les "petah", le melon d'eau confit, spécialité d'Agra, et dont je fais des folies ! nous avons eu droit aussi à des graines de lotus grillées et salées, un peu comme des pop corns, c'est très bon !

et oui nous avons contribué à augmenter
la pollution, mais il est délicat de contrer la tradition

Et puis un ami est arrivé, il a pris toute la place sans s'occuper de savoir s'il y avait des invitées et à fait toute la conversation en hindi. Après avoir dégusté un dessert traditionnel au lait avec des graines de lotus moulu, nous avons dit au-revoir et nous sommes rentrées à la guest-house parmi les claquements de pétards. Nous avons terminé la soirée en allumant des feux de Bengale et des cierges magiques. Les chiens de la maison étaient terrorisés par tout ce vacarme et ne savaient plus où se cacher... 

sur la table à l'entrée, la lumière nous accueille

notre guest house illuminée



mercredi 18 octobre 2017

Partir en Inde ? Oui au Bihar !


La France est bien un pays riche ? dit l’officier de police à mon amie M au contrôle des visas à l’aéroport de Delhi. Surprise de M à cette question. Vous allez à Patna ? reprit-il en lisant l’adresse en Inde indiquée sur l’imprimé d’arrivée. Oui, dit-elle d’un air toujours aussi surpris. Vous savez que Patna est dans le Bihar ? Vous voulez vraiment aller au Bihar ? Vous savez que le Bihar est l’état le plus pauvre de l’Inde ? Mais pourquoi vous n’allez pas au Rajasthan ? (sous-entendu : comme tout le monde ?)
Et voilà comment un officier de police vous avertit galamment que votre destination est pourrie et que vous feriez mieux d’aller voir ailleurs s’il y est.
Mais bon, notre billet d’avion pour Patna était pris et nous prenons la navette pour aller à l’aéroport national. Déjà nous sommes les seules occidentales dans la navette. Et pour Patna les seules occidentales pour le vol. Evidemment nous pouvons commencer à nous poser des questions. Patna, capitale du Bihar, deux millions d’habitants, 35° C et pas mal d’humidité, la mousson trainant en longueur et l’anglais est loin d’être parlé couramment. Nous prenons un taxi pré-payé pour aller à notre guest-house, située dans un quartier tranquille mais bien loin du centre et de la gare.
Le lendemain, nous prenons une visite de la ville en taxi organisée par notre hôtel, il n’y a pas énormément de choses à voir et tout est dispersé. En plus, c’est Diwali et c’est la folie dans la ville à croire que tout le monde a pris sa voiture pour créer des embouteillages monstres. Notre chauffeur, qui ne parle pas un mot d’anglais, mais j’arrive à comprendre de temps en temps où il veut en venir,  file de bonne heure au plus loin pour la visite d’un des cinq plus grands temples sikhs : Takht Sri Patna Sahib.
Nānakou Gurū Nānak Dev (1469-1539) était un mystique et poète indien, maître fondateur du Sikhisme et premier des dix Gurus du sikhisme. Il serait resté dans cette ville trois mois lors de ses différentes pérégrinations à travers le monde.  Et le 22 décembre 1666 Guru Gobind Singh est né à Patna. Guru Gobind Singh (1666-1708) est le dernier des dix Gurus du sikhisme et le créateur du Khalsa, l'ordre chevaleresque des sikhs.
Le Takht actuel a été fini en 1957. La pièce centrale et principale représente l'endroit où Guru Gobind Singh est né. De l'or et du marbre parent le temple. Beaucoup de reliques comme des sandales en bois, un vieil habit, un peigne, de nombreuses armes sont conservés dans le temple.
l'habileté et la beauté du travail des artistes indiens

Visite du temple sikh, magnifique, chants, méditation, tranquillité, offrande rituelle « prasad » d’un gâteau sucré et nous allons voir un peu plus loin les rives du Gange. Même si ça ne vaut pas les ghats de Bénarès, quand même aller dire bonjour à notre Mère Ganga.
petit coin au bord du Gange vraiment très familial
Nous partons ensuite visiter le Musée, superbe, dehors et dedans (belles collections de statues, peintures, objets archéologiques). 

le musée de Patna avec à l'entrée une belle sculpture en briques d'une tête de bouddha

 
la cour intérieure avec une architecture plutôt rajpoute
Nous payons le ticket d’entrée maximum (500 roupies) afin de voir le trésor du Bouddha enfermé et cadenassé dans une pièce spéciale qu’on vient ouvrir exprès pour nous… c’est dire la foule (du moins ce jour là) qui vient voir ce trésor : des cendres du Bouddha mélangées à de la terre, une petite feuille d’or, une perle. Pas de photo mais on en trouve sur internet !

les reliques du Bouddha Gautama enfermées dans une petite
coupe à l'intérieur du stupa

Petit tour au Buddha Park pour aller méditer dans le grand stupa au centre du parc. C’est 20 roupies déjà pour juste entrer dans le parc mais cela permet à de nombreux jeunes couples de se conter fleurette tranquillement dans la verdure ! Et partout nous sommes regardées comme des extra-terrestres, à croire qu’ils n’ont jamais vu de femmes occidentales.

le Buddha park situé en face de la gare principale, une oasis au milieu du vacarme

L’énorme silo à grains est fermé et les échafaudages lui font comme un traitement d’acupuncture pour lui refaire une beauté. Mais pas de grimpette pour admirer la vue générale sur Patna, ni chant à l’intérieur du silo pour écouter la réverbération.

Golghar : gros silo à grains prévu pour prévenir les famines dans cette région
et du coup privée de la vue panoramique sur la ville !

Le soir arrive, les boutiques sont pleines de lumières pour Diwali, des petites coupelles de terre pleines de ghee (beurre clarifié) où trempe une mèche éclairent les trottoirs comme les couloirs de notre hôtel.

La plupart des gens ont rejoint leur famille pour fêter cette sorte de « Noël » indien, fête de la lumière. Dans la nuit les pétards et les feux d’artifice illuminent le ciel de Patna. Pollution, bruits, lumière, temple, beauté et saleté, ça y est, nous sommes en Inde et de plus au Bihar.

 
derniers achats dans la rue, fanfreluches, décorations, bougies

ou bien or, pierres précieuses pour la femme de sa vie ?