lundi 22 août 2016

Le sens de la circulation

Finalement, je vais rentrer lundi me suis-je dit, j'aurai moins de monde sur les routes. Et confirmé par notre grand bison futé auquel j'irai d'ailleurs rendre visite dans l'après-midi. Il était en train de brouter sagement dans sa verte prairie ardéchoise, avec son copain le grand bison laineux.
Bison, assez fûté pour trouver à manger il y a 36 000 ans
"Lundi 22 août est classé VERT au niveau national et ORANGE en Île-de-France.
Dans le contexte de la reprise économique de cette fin du mois d’août, les flux des vacanciers en retour vers la capitale viendront s’ajouter en Île-de-France à une circulation déjà dense et difficile.Des trafics importants sont attendus sur les principales autoroutes convergeant vers Paris, principalement A6 et A10.
Pour ce lundi, il est conseillé d’éviter de rejoindre Paris par l’A6, entre 15 heures et 21 heures, et l’A10 entre 12 heures et 21 heures".
Bon, entre ce qui est dit, prévu et réalisé sur place, il y a juste un petit écart d'évaluation en fonction du lieu où l'on se trouve... Je suis en Ardèche et la Caverne du Pont d'Arc (la parfaite reproduction de la grotte Chauvet) se trouve à côté.  Ruoms-Vallon Pont d'Arc : 9,6 km et une heure dans la voiture !
Pas de souci pour la visite de la grotte, j'arrive bien en avance, heureusement, j'avais prévu.
Si vous passez par là, allez-y et réservez par internet si possible. Une heure de visite très intéressante, une guide, (parmi la multitude car les groupes se succèdent toutes les cinq minutes !) Mathilde, gentillesse et connaissances, nous fait profiter de son savoir. Et la Galerie de l'Aurignacien qui se visite paisiblement et individuellement, où là, vous pouvez prendre quelques photos pour pouvoir dire : j'ai vu le bison et le rhinocéros !
Rhinocéros femelle (grande corne) dessinée au charbon de bois
Très bien fait, bornes tactiles, entretiens avec des savants, scientifiques, qui partagent leur passion, une plongée chez nos premiers ancêtres d'il y a 36 000 ans.
Après 17 h je me dis que le retour sur Lyon serait plus facile. Hum, j'étais contente de retrouver ma cuisine à 21 h ! Après quelques détours par Romans pour l'itinéraire Lyon bis vu la densité des voitures à Montélimar, un arrêt pour m'acheter des fruits, un petit détour pour une boulangerie. Oui, quand même, il faut survivre dans les embouteillages !
Au final, belle plongée préhistorique non pas au fond du gouffre, quel dommage ! j'aurais tant aimé être obligée de me glisser par la chattière, à plat ventre, lampe frontale allumée, pour avoir le choc de la découverte ahurissante de la galerie d'art de nos ancêtres.
tout fait avec les doigts en traçant les lignes dans l'argile.
Intéressé-e par cette époque de notre Histoire ? Quelques idées de documentaires :

http://www.filmsdocumentaires.com/films/4321-quand-homo-sapiens-faisait-son-cinema
http://www.filmsdocumentaires.com/films/3991-au-temps-des-mammouths
http://www.filmsdocumentaires.com/films/3310-les-premiers-europeens
http://www.filmsdocumentaires.com/films/1829-grands-maitres-de-la-prehistoire





vendredi 19 août 2016

Où êtes-vous ?


Vacances, le dépaysement à domicile… voilà que j'ai disparu sous les strates géologiques de mes paperasses entassées et que je redécouvre tellement d'ami-e-s, de relations, qui au fil du temps ont disparu. Où êtes-vous passé  Jacqueline, Josette, Pascale, Annie, Anne, Samuel, René, Dany, qu'êtes-vous devenu Danièle, Roger, Claire, Thérèse, Michèle… et quand j'égrène tous ces prénoms que je viens de retrouver dans tous ces mots charmants, ces vœux chaleureux d'il y a dix, quinze ou même vingt ans en arrière, je n'arrive parfois plus à mettre un visage, je ne me souviens plus… Qu'avons nous fait ensemble ? Où nous sommes-nous rencontrés ? Combien de temps sommes nous restés amis, copines, ou simples relations mais bien sympathiques ?
Je cherche vos adresses sur l'annuaire d'internet, j'ai envie de reprendre contact, de savoir ce que vous devenez, grand-mère occupée ? voyageuse au bout du monde ? Disparus de la terre des hommes ? Bien sûr, pas d'adresse-mail, à l'époque, bien peu en avait une. C'est là où je vois que le monde change, non pas comme la marée à la vitesse d'un cheval au galop mais à celle des électrons, des photons.
Qu'avons-nous vécu pour que l'écheveau de l'amitié, de la relation se dévide doucement, s'étire au fil du temps et se casse finalement ? Le temps… mais le temps existe-t-il vraiment ? N'êtes-vous pas toutes et tous quelque part dans mon cœur, dans un petit lieu secret, bien abrité des embruns et des tempêtes, bercés par les vagues de l'oubli et les aléas de ma mémoire ?





lundi 15 août 2016

Vous partez où en vacances ?



Chaque année il y a des destinations touristiques privilégiées… et le monde s'agrandit ou se rétrécit comme une peau de chagrin en fonction du nombre d'attentats, d'accidents d'avion, des cours de la Bourse qui chutent ou des enlèvements, sans oublier les épidémies, les risques de sida, les pluies torrentielles et les glissements de terrain.
Donc cette année, LA destination pour les gens qui gravitent autour de moi c'est le Portugal. Tranquille, il fait beau, il y a des plages, les gens sont gentils, les prix sont raisonnables et ce n'est pas trop loin, c'est dans l'Europe, pas besoin de visa et la maison n'est pas si loin que ça.

En faisant du vide dans mes étagères, je tombe sur des catalogues de voyage de 2005. Quelles étaient les destinations privilégiées il y a un peu plus de dix ans ? La Tunisie, bien sûr, oasis et médinas, plages, le Maroc, l'Espagne, la Grèce pour notre environnement proche. Un peu plus loin, la Turquie est un must.. Les printemps arabes datent de 2010-2011 et tout le côté Moyen-Orient accueillait les touristes pour des circuits "authentiques" en Syrie-Jordanie, Egypte, même le Liban au passage. Mais de Portugal, point.
Encore un peu plus loin, l'Inde, le Vietnam et Sri Lanka offrent un vrai dépaysement, destinations classiques, mais en 2005 on ne parle pas encore de l'Ouzbékistan, du Cambodge, pas du tout de l'Iran ni de l'Ethiopie qui sont deux destinations très à la pointe actuellement.
Intéressant donc de voir le déplacement des "foules estivales" au fil des années en sachant aussi que les peuples que nous allions visiter viennent maintenant pour certains en réfugiés chez nous… Le monde change, la roue tourne et il est difficile de nous imaginer en réfugiés en Suède ou au Canada… en étant obligés de laisser tout sur place si on ne veut pas terminer en cadavres irradiés. Je sais, nous n'y pensons pas…
La centrale du Bugey et le site archéologique de Larina qui surplombe les tours

en couleurs, la campagne est plus jolie...
et là, justement aujourd'hui :

Des centaines de militants se sont mobilisés, ce week-end, dans la Meuse, sur le site du projet d’enfouissement de déchets radioactifs.

Parmi les inquiétudes des opposants : la potentielle dangerosité des émanations de gaz qui remonteront en surface, la contamination des nappes phréatiques ou encore l’évolution des déchets auxquels, dans un peu plus d’un siècle, plus personne n’aura accès. Une non-réversibilité qui inquiète David Corman, secrétaire national d’Europe Ecologie-les Verts, présent à Mandres dimanche pour l’«un des premiers rassemblements après la décision prise de façon très cavalière par l’Assemblée nationale d’autoriser Cigéo».

dimanche 14 août 2016

Jason Bourne, le film avec Matt Damon


Il est intéressant de voir comment le mot patriote a un vrai sens aux Etats-Unis ou bien est-ce seulement montré pour le film ? Je n'en suis pas sûre… Je pense que cette valeur du patriotisme, l'amour de la patrie, la servir avec dévouement est pour moi typiquement américaine. Le film joue là-dessus.
Passionnant si vous aimez l'informatique, les réseaux sociaux, les connections tous azimuts et voir comment un Etat peut tout connaître sur tout le monde,
Excitant si vous aimez les poursuites de voitures à en perdre haleine, les carambolages monstrueux, les courses ahurissantes dans Las Vegas illuminée, ils ont vraiment bouclé le boulevard principal de Las Vegas pour tourner cette course hallucinante !
Eblouissant si vous appréciez les trucages 3D qu'on ne devine pas mais on sait bien que tout ça est truqué jusqu'au bout du pistolet,
Surprenant de réaliser que la vie d'un homme ne vaut absolument rien dans ce genre de film,
Intéressant de voir cette image de la CIA ne fonctionnant que par téléphone-GPS-caméra-enregistreur-ordinateur avec des écrans partout qui permettent de localiser leurs espions, leurs policiers partout dans le monde,
Haletant sauf si vous êtes capable de fermer les yeux de temps en temps pour éviter quand même un peu trop de violence à moins que vous ne soyez à même de prendre du recul immédiat sur les images,
Matt Damon et Vincent Cassel sont au top !
Et surtout, deux femmes super douées en informatique... !
Et j'allais oublier : comment on apprend, comme ça, en passant, que la CIA sait bien faire des attentats djihadistes sur mesure, du cousu main, avec des coupables qui ont passeport, visa, CV et tout et tout et qui n'ont jamais existé...
En conclusion, je crois que de regarder pousser le persil et la ciboulette sur le balcon, c'est rudement reposant !
Date de sortie 10 août 2016 (2h 04min)
Genres Action, Thriller
Nationalité Américain

 

mercredi 23 décembre 2015

L’ashram des Beatles à Rishikesh



Les Beatles en Inde, mais oui, ça ne date pas d'aujourd'hui ! Ah ! mes belins belines, c'était du temps où on lançait encore des pavés... mais non, pas dans la mare... mais sur la maréchaussée... Ecoutez l'histoire....
L’ashram du Maharishi Mahesh Yogi (1918-2008) à Rishikesh s’étend sur environ 750 mètres carrés. On l’appelle Chaurasi Kutiya soit les 84 cottages, représentant les 84 postures de base du yoga. Il a été construit en 1961 sur un terrain loué pour vingt ans au Yogi par le Ministère des Forêts. Le terrain  a été récupéré à l’expiration du bail en 1981 et le yogi est parti s’installer avec ses disciples en 2003 en face de l’autre côté du Gange.
Une fois terminé son temps de méditation dans l’Himalaya en 1957, Maharishi décida de faire de ce lieu au bord du Gange son ashram de base pour introduire les techniques de Méditation Transcendantale qui utilisaient la pratique d’un mantra pour la relaxation, la réduction du stress et des techniques de développement personnel. Il enseigna à un grand nombre de disciples du monde entier, qui vinrent dans cet ashram, comme les Beatles en 1968, (nous y voilà !) les Beach Boys et Sri Sri Ravi Shankar (le yogi pas le musicien !)
L’ashram était spacieux et bien organisé. Calme et en pleine nature il était tout désigné pour encourager les disciples à la méditation et à vivre en harmonie avec la nature. Il y avait des halls de méditation et de prière, des petites cellules souterraines pour la méditation profonde complètement isolées de tout bruit et pour pouvoir s'exercer en secret à léviter... 
La nourriture était préparée par une cuisine centrale. L’ashram possédait son moulin à huile, à farine, il y avait un atelier de réparation pour les voitures, une banque, une poste et un héliport. Il y avait tout un réseau de canaux pour l’irrigation permettant de garder le terrain vert et au frais.

Propriété du département des Forêts de l’Uttarakhand , l’ensemble a été complètement laissé à l’abandon avec simplement un gardien pour que les gens n’entrent pas. Les gens qui en avaient entendu parler venaient jusqu’à ce bout perdu des rives du Gange et donnaient un pourboire au gardien pour aller se perdre dans les herbes folles, les serpents, tout en essayant de ne pas se perdre parmi les allées multiples, sans aucune indication et il fallait être déjà bien fûté pour arriver à trouver les huttes de méditation. Des artistes venaient y faire des graffitis, des fresques, qui sont restées bien sûr et on peut encore venir en faire avec l’assentiment du ministère des forêts.
Je trouvais dommage que l’état ne profite pas de l’engouement croissant pour cet ashram des Beatles. Je ne connais pas l’historique des décisions mais après quatre mois de travaux occupant cinq cents personnes, l’ashram a pu ouvrir au public le 8 décembre 2015 mais avec des tarifs un peu dissuassifs. Et pas moyen de négocier le prix… c’est fixé par le gouvernement. 

la nouvelle belle entrée, refaite à neuf, accueillante pour les touristes

Les infos et les prix d'entrée... même pour les Indiens ce n'est pas donné !
Par contre poussée par la curiosité, j’y suis allée après l’heure de fermeture, j’ai discuté avec le personnel, bien sympathique et pour moitié prix je me suis fait accompagner par le chef et son acolyte, fiers de voir toute mon admiration pour le changement effectué, car j’étais déjà venue plusieurs fois les années précédentes. Ils m’ont tout montré au pas de course car le soir tombait mais j’ai eu les explications sur les travaux, les nouvelles plantations faites, trop heureux de me faire savourer la beauté retrouvée de leur domaine. 

le chemin qui fait le tour, bien nettoyé aussi, enfin ! on y voit clair !
la grande allée principale qui traverse toute la propriété, maintenant bien accessible
Et j’ai pu découvrir ces fameuses habitations à dôme qui étaient devenues invisibles dans la jungle… 
toutes ces habitations peuvent apparaître maintenant au grand jour...

les logements des Beatles
les bâtiments administratifs et l'héliport
les logements des disciples, aux arcades de palais moghols
Dégagés de leur gangue de verdure, avec petits jardins...
la grande villa de Maharishi Mahesh Yogi
Un chemin de randonnée nature a été conçu tout autour de la propriété pour l’observation de la faune, flore, papillons… Donc si vous allez à Rishikesh, n’hésitez pas à prendre la passerelle de Ram Jhula et vous allez le long du Gange rive gauche, toujours tout droit, vous finirez bien par y arriver ! Et je vous assure que vous serez subjuguée par le travail de mise en valeur du site, enfin réalisé.

le Gange a la sortie de l'ashram, la solitude et le calme
Pour voir un de mes précédents passages dans ce lieu incongru, voir sur mon ancien blog : bijoliane.blogspot.com au 24 août 2012

vendredi 11 décembre 2015

Haridwar, ville sainte et temps humide

Pour venir dans l'Uttarakhand, à Haridwar, nous avons pris depuis Delhi le train Shatabdi Dehra Dun, le train des hommes d'affaires, qui en principe part à l'heure et arrive à l'heure. Donc acte ! Ca nous a changé de nos 8 heures de retard entre Varanasi et Delhi !
Petit déjeuner à bord en commençant par le thé du matin avec biscuits, journal du jour, bouteille d'eau, luxe et confort quand même.
Arrivés à Haridwar nous rejoignons notre hôtel à Vishnu Ghat, hôtel Aditya Deluxe, situé au bord du Gange, les chambres étant à dix mètres du fleuve... Toute la vie sur les escaliers sans trop se déplacer, vieillards courbés, mendiants et lépreux, familles de pèlerins avec bébé, saddhus à grande barbe et yeux un peu rouges, toute la faune incroyable des villes saintes se trouve sur ces escaliers sur des kilomètres.
Nous allons faire notre respectueuse salutation au samadhi de Mâ Ananda Mayi, à Kankhal, profitons de la librairie ouverte pour acheter le dernier ouvrage paru et nous promener vers le Gange.
au bord du Gange petit autel à Shiva avec le taureau Nandi

lingam de Shiva et Nandi face au Gange

Le soir nous partons bien en avance malgré la pluie pour participer à l'arati. Nous assistons ainsi à tous les préliminaires, que je n'avais jamais vus, jeter les poudres de couleurs dans le Gange, la lecture de textes, avant la grande cérémonie classique avec les grands encensoirs et les chants que tout le monde reprend en coeur. Ma Ganga Ki Jai !
Heureusement la pluie stoppe plutôt au bon moment et nous pouvons rentrer tranquillement à l'hôtel.

le Gange forme un bras au coeur de la ville, et sur ces rives toute la vie de l'Inde

ferveur, lumières, mantras sur les ghats d'Haridwar
lumières qui scintillent et sur le bord de nombreux hommes se baignent, même pas froid !


samedi 5 décembre 2015

Bénarès en spectacle

Après une nuit de train qui nous a emmené de Khajuraho à Varanasi (ou Bénarès), nous voici arrivés à la Fondation Krisnamurti à Rajghat Fort, très loin au nord, mais la tranquillité et la sérénité des lieux vaut bien quelques kilomètres d'éloignement. Nous partons presqu'au crépuscule prendre une barque qui nous remontera jusqu'aux ghats principaux pour aller voir ce qu'il faut voir à Bénarès : l'arati du soir. Il y a de nombreux récits sur ce blog et/ou sur le précédent pour les explications donc je ne m'étendrai pas.
De notre lieu d'hébergement nous passons devant un grand temple à Vishnou

nous descendons la colline pour prendre une barque au bord du Gange
le grand pont de fer, en haut la circulation automobile en-dessous les trains
Cette fois, notre arrivée par bateau depuis le nord change un peu la donne. Du calme de Rajghat nous arrivons à Dashashwamed Ghat en pleine effervescence, des lumières, du bruit, les haut-parleurs à fond, musique de mantras grésillants, les bateaux pleins de touristes, dont nous faisons partie, mais beaucoup d'Indiens quand même et notre batelier essaie de nous placer en stéréophonie pour avoir les deux aratis en place sur les ghats, des concurrents de toujours qui essaient d'en faire toujours un peu plus que l'autre dans les lumières, les clignotements lumineux, les présentations de bougeoirs, de plumeaux, les fumées d'encens et la beauté de leurs jeunes brahmanes officiants.

les barques arrivent progressivement le long des escaliers
la foule commence à se presser sur Dashahwamedh ghat
avec la stéréo sur Mir ghat !
De fait, à vouloir avoir un oeil sur ce qui se passe à gauche, une oreille sur ce qu'on entend à droite n'est vraiment pas la bonne solution pour avoir une participation un peu attentive et recueillie (si on veut bien !) et le groupe assiste avec beaucoup de recul à cette cérémonie très théâtrale, pensant à acheter sa petite barquette fleurie (les allumettes, où sont-elles passées ?) pour la poser délicatement sur l'eau de notre mère Ganga et posant un regard d'un côté sur les brahmanes qui élèvent leur encensoir, de l'autre sur les autres brahmanes, tout aussi jeunes, tout aussi beaux, tout aussi habillés en doré et en orange et qui eux élèvent leur immense chandelier à étages multiples qui leur musclent les bras.

Cérémonie qui maintenant dure une heure, mais la plupart des barques vont partir avant le lancer de fleurs dans l'eau et le Om Shanti shanti shanti final. Nous restons jusqu'au bout et profitons de la place faite pour nous approcher du bord des escaliers. Non, nous ne descendrons pas de la barque, pas envie de passer trois heures à récupérer tout le monde dans cette foule bigarrée où chacun-e peut disparaitre en vingt secondes !

Nous rentrerons doucement, laissant derrière nous encore les rumeurs des mantras, les éclats lumineux pour retrouver le fleuve et poser nos bougies en souhaitant la paix dans le monde. Les derniers éclats des feux des crémations et le noir de la nuit nous enveloppe...
nous quittons doucement les lieux illuminés
et nous redescendons paisiblement le Gange dans la nuit
sur Manikarnika ghat les feux des crémations ne s'arrêtent jamais
les vaillantes petites flammes de nos bougies pour la paix dans le monde