mardi 12 février 2019

Mini safari dans le désert du Thar

vue générale sur la citadelle de Jaisalmer avec ses 99 tours...

Après 18 h de train entre Delhi et Jaisalmer la belle forteresse du désert pas loin de la frontière pakistanaise, nous allons dans notre petite guest-house à l'intérieur du fort, dans une vieille maison traditionnelle, avec juste trois chambres, chez Shiva Café et Guest House. Je connais Shiva depuis de très nombreuses années et c'est toujours un plaisir de le retrouver. Il m'a souvent emmené un peu partout pour me faire découvrir les villages alentour, sa mère, sa sœur puis sa femme et ses enfants... que ce soit en moto ou en jeep.
Cette fois nous partons à quatre en début d'après-midi dans une diagonale du désert entre Kuri et Sam qui sont les deux pôles les plus touristiques autour de Jaisalmer pour faire découvrir le désert du Thar qui est un semi-désert et la promenade à dromadaire. Avec Shiva, pas de souci, ce ne sera pas comme tous ceux qui attendent les touristes à la porte du fort et qui promettent pour le safari le repas de fête, le vin, les danseuses... avec cinquante personnes autour et des tentes parfois climatisées dans un campement bétonné.
dans le village des chameliers une petite fille vient nous présenter sa chevrette

Pour nous ce sera beaucoup plus simple et c'est ce que recherche certaines personnes davantage intéressées par l'authenticité et la tranquillité du désert.

village du désert avec les maisons peintes par les femmes. Petit four pour la cuisine
Après une quarantaine de kilomètres de pistes nous arrivons dans un petit village traditionnel où Shiva retrouve ses copains qui nous attendent avec quatre dromadaires pour deux heures de marche au pas balancé de ces "vaisseaux du désert".
du haut de ma selle, vue de dos...
notre sympathique chamelier vu de face
et les pattes de nos chameaux vues de dessous...
Au bout d'un quart d'heure je décide de descendre de ma bestiole pour marcher et laisser ma place à mon guide. Je me sens mieux sur la terre ferme plutôt que de sentir mes vertèbres lombaires se balancer d'avant en arrière...

Nous faisons une pause à mi-chemin pour ramasser des branches de bois mort et sec pour le feu de ce soir et faire la cuisine tout en laissant nos chameaux faire un petit goûter dans les buissons.
pause à mi-chemin pour ramasser le bois mort


transport du fagot pour la cuisine du soir après la "pause cueillette du bois"
les ombres s'allongent sur le sable, nous sommes bientôt arrivés


Nous arrivons au lieu du campement. Shiva est déjà là avec la jeep et tout le matériel.
la petite hutte des chameliers, et les couvertures derrière la barrière protégeant du sable
Visiblement chaque personne organisant ce genre de safari se partage équitablement les dunes pour que chacun soit invisible aux autres afin de conserver une certaine intimité pour chaque groupe et prendre soin de ce petit bout de désert en évitant de laisser traîner papier et bouteilles en plastique.
préparation du repas

Nous allons faire un tour pour apprécier le soleil qui se couche au-delà des buissons épineux que semblent apprécier nos chameaux entravés pour la nuit. Un magnifique coucher de soleil comme film de 20 heures, c'est quand même mieux que Zemmour...
sur la dune au soleil couchant
la nuit tombe, les chameaux se reposent avant de partir dans la nuit à la recherche de buissons

Les deux chameliers préparent le repas, nous font un petit apéritif avec des pakoras, beignets de légumes délicieux et du thé aux épices. Le feu de bois crépite sous la casserole au fond noirci de fumée et nous dégustons dans la nuit tombée un excellent thali, plateau comportant riz, lentilles, légumes et sauce aux piments verts pour les amateurs ! Comment ont-ils fait pour nous préparer tout ça sur leur petit feu de bois ?

notre repas végétarien, cuit au feu de bois... un vrai régal !
Nous discutons (en anglais) sur les traditions amoureuses et le mariage dans nos cultures respectives, c'est bientôt la Saint-Valentin ! façon de faire passer quelques idées aussi sur l'égalité homme-femme...

Puis nous allons rejoindre nos couvertures et nos duvets qui nous attendent derrière une palissade d'entrelacs de bois et de branchages entourés malheureusement de gros plastique noir mais qui nous évitera cette nuit d'être recouvertes de sable... car le vent souffle, quelques nuages s'alignent mais dès que le croissant de lune disparaît à l'horizon le ciel se dégage et ce sont les milliers d'étoiles qui scintillent dans le ciel profond.
Je sens le vent et l'entend comme des vagues d'un océan lointain qui me berce, vois passer quelques satellites, de petites étoiles filantes, la ceinture d'Orion... mes yeux se ferment malgré moi  mais s'ouvriront encore souvent pour admirer ce spectacle auquel nous n'avons plus droit chez nous à cause de la pollution lumineuse.

Le lendemain, hop dès le matin, lève toi, rien ne sonne... mais le soleil se lève et rosit les dunettes. Petit déjeuner, orange, banane, biscuit et thé nous réchauffe car le fond de l’air est frais. Nous plions les couvertures et l’un des bergers va chercher les chameaux qui avaient pris la poudre d’escampette pendant la nuit.
notre caravane de retour dans la lumière matinale
nous croisons quatre femmes dans le désert, d'où viennent-elles ? où vont-elles ?
c'est le secret de la vie du désert...
Je continue à préférer la marche à pied ce qui me permet de faire quelques photos. Nous retrouvons le village du départ, disons au-revoir à nos guides et reprenons la jeep pour rentrer à l’hôtel.




samedi 9 février 2019

L'Inde encore, une journée à DELHI


Après avoir regardé Wonder Woman dans l’avion me voici prête à affronter l’Inde pour deux mois avec deux amies de longue date avec qui je sais pouvoir rire et chanter et même dessiner, alors que demander de plus ?
Delhi, une des villes les plus polluées du monde… nous avions emporté des masques contre la pollution mais à l’essai de ces becs de canard dans notre chambre d’hôtel et nos fous rires en nous regardant nous ont fait préféré de sortir nez nu. 
la station de métro du quartier
On file à la station de métro acheter notre pass et éviter de faire la queue à chaque fois pour acheter notre jeton, ce qui nous permet de voyager moins cher et de changer de destination si envie…  
devant le Musée National de Delhi, des étudiantes à l'ombre sur les marches
on profite au moins des sculptures à l'extérieur

Petit tour au Musée National par erreur de rickshaw qui s’est arrêté au mot « musée » alors que nous aurions dû dire « galerie » d’art moderne. Mais pour 650 roupies on ne va pas passer du temps à voir des galeries intéressantes qui sont fermées pour cause de rénovation… on rentre et on sort, juste un coup d’œil sur les statues posées sur les pelouses.
du ciel bleu à Delhi, pas étonnant qu'il y ait du monde de partout !
Nous partons à pied, passons par le grand Arc de Triomphe, India Gate, en souvenir de toutes les guerres indiennes et comme c’est samedi il y a foule. C’est vraiment la sortie familiale et il n’y a pas que les marchands de ballon qui font leur chiffre d’affaires.
A Delhi aussi on se fait crayonner le portrait

marchand de ballons, raquettes et autres jeux pour la pelouse


tout ce qu'il faut pour grignoter toute l'après-midi !

ou pour manger tout chaud tout croustillant sur place...

National Gallery of Modern Art
 Enfin, voici la National Gallery of Modern Art. Je me précipite à la librairie pour acheter le petit porte-folio des peintures de Nicolas Roerich, un peintre russe bourlingueur et qui peint l’Himalaya merveilleusement. Mais seules des reproductions très grand format sont disponibles, pas de chance.
Promenade dans les quatre niveaux de ce beau bâtiment moderne, possibilité de prendre tous les tableaux en photo mais uniquement au smartphone, l’appareil photo est strictement interdit, allez savoir pourquoi… et impossible de contrer l’interdiction, les surveillants sont aux aguets ici et refusent même qu’on prenne le bâtiment, uniquement les œuvres. Mais trop tard j’avais déjà pris la photo… Nous en profitons pour voir l'exposition temporaire qui se termine juste sur la Marche du sel de Gandhi avec de nombreux dessins.

Soirée avec un ami indien et nous retrouvons les saveurs des « garlic nan » et des « cheese nan », ces galettes chaudes parfumées à l’ail ou au fromage qui accompagnent nos légumes légèrement épicés.
Ca y est, la rentrée en Inde est faite, welcome in India, ses klaxons, ses foules, ses temples et toutes les aventures à venir !

vendredi 24 novembre 2017

Je m'appelle BABLI



Je m'appelle Babli et j'ai dix ans. Je suis l'aînée et j'ai deux garnements de frères. Ma mère a trente ans et mon père peut-être dix de plus. Nous vivons dans le désert du Rajasthan et nous sommes au service d'une famille rajpoute qui a eu son heure de gloire.
avec ma mère et mes deux frères
 Le chef de famille a disparu en 1999 et sa femme née en 1950 assure maintenant seule la gestion de la propriété. Aujourd'hui, une femme à la peau blanche est arrivée avec la fille de la propriétaire et je l'appelle "englesi" car elle ne parle pas hindi. C'est dommage car qu'est-ce qu'on lui en raconte des choses ! On l'a retrouvée en train de lire dans les collines et je suis allée chercher toutes les photos qu'on avait à la maison : le mariage de mes parents, les photos de mes frères bébés (mais je n'y ai pas eu droit comme j'étais une fille), des photos de la famille en train de mettre les pieds dans le Gange. J'espère qu'elle nous donnera les portraits qu'elle a fait de nous hier ! On les mettra avec les autres dans la grande pochette plastifiée des graines de bajra (on les fait pousser pour donner à manger aux vaches et pour la farine des chapatis).

j'apprends à balayer les coins et les recoins
Le matin, je vais faire le ménage dans la grande maison et j'apprends à enlever la poussière. La fille de la propriétaire m'a montré car avec les travaux il y a vraiment de la poussière partout. Elle a aussi demandé à mon frère de ramasser les bouses de vache devant la maison pour faire cuire les chapatis (galette qui sert de pain), ça a bien meilleur goût.


Je vis au jour le jour, je garde les chèvres, je vais chercher les vaches, tirer l'eau du puits plusieurs fois par jour. 


Nous sommes éloignés de tout, j'ai juste entendu parler de l'école mais elle est trop loin. Notre vie est là, à galoper pieds nus dans les collines de cailloux. Nous dépendons de cette famille et de cette ferme qui assure bon gré mal gré notre survie.

A 18 ans ou peut-être avant, on me mariera et je ferai comme ma mère : des enfants, la cuisine, la lessive, jour après jour. Le mot "avenir" n'a aucun sens pour moi. Et le soir je continue de balayer toute la poussière de marbre faite par les ouvriers. En chantant.
c'est aujourd'hui jour de fête, avec ma copine nous avons mis nos belles robes

jeudi 23 novembre 2017

Calamity Jane en sari rose



Telle Isidora Duncan elle laisse flotter sa longue écharpe (mais juste pour le dessin !)

Elle avait décidé de partir à 7 heures du matin. Mais après avoir bu son premier chaï (thé indien au lait et aux épices) il lui restait encore tellement de choses à préparer même si la veille au soir elle avait commencé à entasser de nombreux petits paquets. Mais là il fallait préparer les parathas (sorte de grosse crêpe) du petit déjeuner, croustillantes et tartinées de ghee (beurre clarifié), vider le frigo et emporter toutes les courses faites la veille au marché. Et prendre une douche.
Bref à 9 heures nous faisons le plein de gas-oil de la jeep prêtée par les voisins et remplie de paquets de carrelage pour la salle de bains de sa mère. C'était pour là-bas, à la campagne à quatre heures de jeep, entre Jodhpur et Jaisalmer, arrêt pour la puja au temple compris. 

le petit temple en cours de route où la famille a l'habitude de venir faire des offrandes
en échange le brahmane donne le "prasad" quelques sucreries
la jeep bien dans l'axe de la porte, prête à repartir (et ça permet de la surveiller)
Heureusement la majeure partie du trajet était en "autoroute" payante, même si au dernier péage elle a décidé de faire 50 roupies d'économie sous prétexte que le gardien de cabine la connaissait. Elle s'est mise devant la barrière de péage et a attendu qu'elle se lève, sans donner une roupie. Et la barrière s'est levée. Etait-ce la surprise de l'employé, subjugué en voyant ces deux femmes en vieille jeep, la conductrice laissant flotter son long voile rose ?
Après l'autoroute, ce fut la petite route de campagne puis celle encore plus étroite à voie unique où le camion d'en face allumait plein phares pour dire "tire-toi-du-goudron-c'est-moi-qui-passe", ce qu'elle accepta vue la taille du chargement de gravier.
la piste tranquille sous le soleil
Après ? C'était la piste tranquille à travers les collines de pierres, il suffisait de suivre les traces dans le désert. Le petit chhatri (monument funéraire) au sommet de la crête, tombe du grand-père, annonçait l'arrivée et la ferme apparaissait, petite oasis.

entre les colonnes du chhatri on devine la ferme
Grande effervescence dans la ferme qui s'agrandit. Belle construction en pierres qui triple facilement la surface initiale car nombreux sont les amis passant de bons moments ici. Visite des travaux et je m'abstiens de tout commentaire sur l'organisation des pièces. C'est leur façon de vivre et de faire. 

inspection des travaux à faire
Il y aura de la place dans la grande salle des invités pour poser au moins une demi-douzaine de lits. Chacun pourra y ronfler à l'aise après le bon repas de chasse et le(s) petit(s) verre(s) d'alcool. Et toutes les couvertures matelassées sont bien entassées dans les énormes cantines métalliques, bien naphtalinées.
C'est ça l'hospitalité indienne : il y a toujours à manger et à coucher pour tout le monde. Mais j'ai encore du mal à accepter de dormir à trois dans le même lit avec ma copine et sa mère, surtout en gardant la lumière allumée toute la nuit.
Nous devions rester une nuit. Mais elle était chef de chantier, conductrice pour aller faire les courses, surveillait les travaux, donnait son avis, organisait les activités pour aider sa mère. Il fallait aller à la ville chercher les carreaux pour la cuisine, ce qui signifiait deux bonnes heures aller-retour, faire le marché pour la distribution des légumes et du tabac aux journaliers le lendemain. 

le carreleur en pleine action
Je préférai choisir la lecture à l'ombre et une promenade dans les cailloux plutôt que de passer toute l'après-midi dans la poussière des chemins.

promenade dans le désert de cailloux
les troupeaux paissent mais ça se rapproche plus du léchage de cailloux
Elle décide de rester une deuxième nuit. Promis, nous partirons en début d'après-midi me répondit-elle concernant ma crainte de rouler de nuit. Mais partir à 14 h, c'était du rêve. Qu'elle fasse le tour des travaux, déjeune, prenne sa douche et nous voilà à 16 h 30. La route la plus difficile sera faite au soleil couchant et il faudra juste éviter tous les troupeaux qui rentrent pour la traite, les nids de poule, les énormes tracteurs et leur gigantesque ballot de fourrage, les bus locaux qui foncent comme des dingues et les motos à trois ou quatre passagers, sans casque bien évidemment.
Et sur l'autoroute elle a décidé sous prétexte d'être cliente fréquente de passer tous les péages sans payer en se collant au plus près du véhicule de devant. Je me suis fait toute petite dans la voiture. Et elle : c'est parce que je suis en jeep qu'on ne me reconnaît pas, quand je passe avec ma voiture c'est sans problème.
Et moi de lui expliquer qu'en France non seulement elle n'aurait déjà plus de permis depuis longtemps rien qu'à sa façon de négliger de faire le tour des rond-points mais qu'elle aurait aussi la police aux trousses pour non-paiement des péages. Mais bon, le traumatisme c'est moi qui l'avais, pas elle.

mercredi 1 novembre 2017

Konarak


les assiettes du restaurant de l'office du tourisme de Konarak nous met dans
l'ambiance solaire

Le lendemain, grande journée pour aller visiter les sites intéressants dans un rayon de 70 km autour de la capitale.
Dhauli Shanti Stupa : panneau explicatifi
Nous n’avions pas eu le temps d’aller visiter le stupa de la paix, un autre construit par les Japonais, toujours eux, dans la région de Bhubaneswar à Dhauli. Voir le premier visité à Patna sur un article précédent (Rajgir et le Pic des Vautours)

le stupa

Monument impressionnant, statues du Bouddha et joyeux mélange avec des temples hindous remplis de brahmanes avides de billets, à croire qu’on transporte une banque avec nous.
un brahmane bien occupé à peindre les yeux de la déesse, très accueillant

un temple à Shiva avec le bon gros derrière du taureau Nandi gardien du temple

ROCKS EDITS OF ASHOKA (270-236 avant JC)

Treize rochers qui comportent des inscriptions en Brahmi une des plus anciennes écritures et qui donnent des indications sur le comportement et la moralité, sur le fait de ne pas tuer des animaux, de planter des arbres au bord des routes et de creuser des puits.
Un éléphant en pierre dont l’énorme flanc est couvert d’inscriptions se trouve sous une verrière pour éviter que chacun vienne gribouiller son nom ou ses initiales, la majorité des Indiens ayant encore bien du mal à comprendre ce que veulent dire les termes « sauvegarder le patrimoine national ».

le grand texte en brahmi écrit sur les flancs de l'éléphant et précieusement
conservé sous une verrière bien fermée à clé (mais qu'on ouvre pour les
occidentales curieuses !)

Le jardin autour de ses rochers est magnifiquement entretenu et un énorme banyan abrite sous son ombre des étudiant.e.s en dessin.



KONARAK : les roues du jour et de la nuit
vue (un peu) générale du temple de Konarak, en rénovation au moins pour dix ans nous
a dit notre guide !
l'entrée du temple

Deux belles heures passées à découvrir ces merveilleux temples à Konarak à une soixantaine de kilomètres de Bhubaneshwar. Un guide se propose dès notre sortie de taxi, trente ans de carrière ici, son grand-père s’occupait déjà du site et son père a suivi. Lui a pris la relève mais ses fils ne suivront pas la filière, partis faire des études ailleurs. Un anglais excellent et que nous comprenons bien, donc c’est parti pour deux heures de découverte et d’explications sur ce site connu pour être un culte au dieu Soleil. Les images les plus connues sont ces magnifiques roues du chariot solaire, douze pour le jour et douze pour la nuit, chacune racontant de petites histoires parfois croustillantes sur l’emploi du temps à tenir dans la journée ou la nuit, avec des êtres humains ou des animaux.
les fameuses roues du chariot du soleil



belle série de sculptures avec musicien.ne.s, danseuses

une femme sortant du bain et qui essore ses longs cheveux
Pas mal de sculptures érotiques qui montrent qu’au XIIIe siècle en Inde on ne laissait ni sa langue ni son sexe dans sa poche. Et chacun.e pouvait venir regarder paisiblement les nombreuses illustrations de pierre pour se donner plein d’idées pour occuper ses nuits. Pour éviter toute censure moralisatrice, les sculptures les plus osées ne seront envoyées qu’en privé et sur demande !