lundi 13 novembre 2023

GALTA

 Nous partons aujourd'hui dans un lieu que j'ai découvert il y a très longtemps, au temps où personne ne connaissait cette petite vallée, sauf quelques Indiens qui y venaient en pèlerinage. Maintenant, et surtout aujourd'hui, le lendemain de la fête de Diwali, c'est un jour très spécial pour venir faire ses ablutions dans les bassins de Galta.

Nous arrivons par la Galta gate, accessible maintenant par une autoroute circulaire. Nous passons la grande porte qui ouvre le chemin montant sur la colline pour atteindre le temple du Soleil. Déjà beaucoup de touristes indiens, beaucoup de singes également qui sont tous les bienvenus dans ces lieux. Ce sont les représentants du dieu singe Hanuman, un dieu très fort, très respecté, vous pouvez aller voir les explications ici. Il faut donc faire attention à son appareil photo, à ses lunettes et ne pas avoir de banane à la main sous peine de voir un singe vous sauter dessus.

la porte de Galta

 
la montée au temple du soleil et la vue sur Jaipur

La vue est magnifique sur la terrasse du temple du soleil et on voit bien aussi la pollution inhérente à toute ville indienne...

même famille, différents vêtements...

une partie de la ville de Jaipur. Sur les collines dans
le lointain se trouvent les forts de Hathroi et Nahargarh


Surya mandir, sun temple, temple du soleil

l'entrée du temple du soleil

prières au pied du dieu Soleil

Nous descendons ensuite dans la vallée de Galta. L'entrée est maintenant payante pour les étrangers, il n'y a pas de petit bénéfice... Les barrières posées sur le mur, surmontées de fil de fer barbelé, évitent aux singes de s'introduire de partout sur le site. Le sommet de la gorge offre un panorama de l’ensemble de la vallée de Galta. 

vue sur la vallée étroite de Galta et tous ses temples

 

 On y trouve deux bassins d’ablutions (un pour les hommes, l’autre pour les femmes) aux eaux sacrées jaillissant de la montagne. Dans la vallée de Galta se trouvent aussi des temples de style moghol des XVIIe et XVIIIe siècle. Le sommet de la gorge offre un panorama de l’ensemble de la vallée de Galta. 

 

le bassin dédié aux femmes

et celui dédié, en principe, aux hommes
photo prise à travers le grillage....


 

le beau palais barrant l'étroite vallée

 Les temples sont construits en grès rose et comportent un certain nombre de pavillons aux toits arrondis, des piliers sculptés et des murs peints. 

 

Vue sur la vallée avec les temples de chaque côté

Le temple ressemble à un manoir ou à un haveli en raison de sa magnifique architecture. On pense que le temple a été construit par Diwan Rao Kriparam au XVe siècle et qu'il est un lieu important pour les yogis de méditation depuis le XVIe siècle. Il porte le nom de Saint Galtav qui a passé sa vie à méditer ici.


 
les peintures sur les murs extérieurs

 

Lorsqu'on entre, on sonne la cloche pour avertir
les dieux de notre arrivée et c'est la grande joie des enfants


 

A l'intérieur, pose de bougies, d'encens avant de faire les prières

 

les arbres sont sacrés et on y fait des voeux, de prospérité
de bonheur, pour un mariage...


 

tout est en activité, dans la moindre cour
Encore beaucoup de selfies dans cette journée bien remplie. Et de voir cette vallée en pleine activité (contrairement à ce que je connaissais), nous a réjouit le coeur !

 

 

dimanche 12 novembre 2023

C'est DIWALI !

Ce jour le plus important de tous, appelé Bari Divali ou « grand Divali » , est consacré à la puja de la déesse Lakshmi. Lors de cette puja qui se déroule le jour d'Amavasya, Nouvelle Lune, cinq divinités sont célébrées. Et les marchands de feux d'artifice, de pétards, de feux de Bengale font leur plus gros chiffre d'affaires à cette occasion.

Et ça s'entend ! ça pète dans tous les coins, les pétards, les feux de Bengale, les feux d'artifice...  mais c'est beau aussi de voir toutes les bougies allumées ! de petites coupelles en terre remplies d'huile de moutarde où trempe une mèche de laine. Ca va tenir une bonne partie de la nuit...

Ensuite, nous avons installé les bougies sur
les murs autour de la maison

Dans la rue aussi, les enfants, les voisins, allument des bougies et vont honorer les dieux dans les petits temples en face de chez eux.




Nous avons participé à la puja pour Laxmi, la déesse de la richesse, avec Kamal qui gère notre guest-house, toutes ses nièces étaient là avec nous pour offrir des fruits, des biscuits, de l'argent et la lumière à la déesse.


 

Auparavant nous avons été accueillies dans une famille amie pour "prendre l'apéritif", mais c'était trop épicé pour nous, alors, nous nous sommes repliées sur les "petah", le melon d'eau confit, spécialité d'Agra, et dont je fais des folies ! nous avons eu droit aussi à des graines de lotus grillées et salées, un peu comme des pop corns, c'est très bon !

et oui nous avons contribué à augmenter
la pollution, mais il est délicat de contrer la tradition

Et puis un ami est arrivé, il a pris toute la place sans s'occuper de savoir s'il y avait des invitées et à fait toute la conversation en hindi. Après avoir dégusté un dessert traditionnel au lait avec des graines de lotus moulu, nous avons dit au-revoir et nous sommes rentrées à la guest-house parmi les claquements de pétards. Nous avons terminé la soirée en allumant des feux de Bengale et des cierges magiques. Les chiens de la maison étaient terrorisés par tout ce vacarme et ne savaient plus où se cacher... 

sur la table à l'entrée, la lumière nous accueille

notre guest house illuminée



samedi 11 novembre 2023

L'arrière d'AMBER

 AMBER est connu pour son fort magnifique dans les Monts Aravallis, tout près de Jaipur. Mais Mi et moi le connaissons déjà bien et nous n'avons pas envie de jouer les touristes de base une fois de plus même si c'est pour voir des merveilles.

Nous allons nous promener dans le vieux village d'Amber et nous visitons le magnifique musée Anokhi, spécialisé dans l'impression sur tissus.

très belle restauration du bâtiment qui était une ruine

présentation de très beaux vêtements en coton imprimé

on se sent des princesses à porter
ce type de chemise de nuit !


Au dernier étage, deux artisans qui sont là depuis des années nous donnent des explications pour les sculptures des tampons d'impression et l'application de ces tampons avec les couleurs sur un tissu.

40 ans de travail sur bois, savoir-faire traditionnel
transmis de père en fils


 
tampon sculpté pour l'impression sur tissu, du grand art

 

impression avec plusieurs tampons, plusieurs couleurs
En sortant du musée, je m'amuse à grimper sur la muraille qui entoure le village et je domine une cour où une femme est en train de coudre. Elle me fait signe de venir et nous découvrons avec plaisir une couturière qui fait des vêtements qui sont vendus dans le musée... du travail d'art aussi avec des traditions bien conservées !

techniques de couture très spécifiques à la région


Ensuite, promenade jusqu'au petit lac encore en eau derrière le fort, pour découvrir, au bout du chemin un joli terrain plat où tout un groupe d'enfants s'entraînaient à jouer au cricket !

 

promenade autour du lac au soleil couchant

parmi tous les chiens errants du lieu, l'un d'entre eux
a décidé de nous accompagner gentiment en nous
protégeant des autres chiens !


 

C'est la beauté de ces lieux qui me fait considérer le
Rajasthan comme un des plus beaux états de l'Inde !


Un terrain de cricket improbable dans un lieu magique

 

Les animaux, vaches et singes, vagabondaient librement dans la rue et sur les places et nous avons surpris un singe qui avaient envie de se faire promener sur le dos d'une vache. Au bout d'un moment, elle s'est retournée en ayant l'air de lui dire "bon, maintenant ça suffit, tu descends !"

Bon, maintenant tu descends !


Nous avons terminé notre tour en admirant le puits à degrés, juste avant la nuit et nous avons attrapé un rickshaw collectif pour rentrer à la guest-house. 

 

le baoli ou puits à degrés, avec son architecture
très particulière


Un monsieur et sa femme se sont assis et ce dernier qui parlait anglais nous a dit qu'avant les Indiens avaient relativement de l'argent, en tout cas suffisamment pour vivre mais peu d'éducation et de réflexion, et que maintenant ils avaient plutôt "la grosse tête", beaucoup d'enfants font de grandes études, mais l'argent ne suit pas. Ce n'est pas tellement l'impression que nous avons de notre côté... il est vrai que l'éducation en général s'améliore, même si Modi a procédé à des regroupements d'école alors qu'il avait promis une école élémentaire tous les kilomètres. Il reste de nombreux enfants laissés pour compte. Mais nous avons remarqué une hausse du niveau de vie en général. Les Indiens circulent beaucoup, voyagent plus qu'avant la pandémie, se cultivent aussi en voyageant et notre ami miniaturiste à Udaipur nous a confirmé le fait. Il nous a dit que maintenant il avait des Indiens dans sa boutique et qu'ils achetaient des miniatures... ce qui auparavant était l'apanage des occidentaux.


lundi 6 novembre 2023

UDAIPUR, la photo du jour

 Tout le monde en Inde du Nord est en vacances car c'est la grande fête de Diwali, le festival des lumières le 12 novembre (comme notre 8 décembre à Lyon). Tous les transports sont complets, les gens font des emplettes, les rues se remplissent de guirlandes, on tire des feux d'artifice tous les soirs sur le lac d'Udaipur... et ce n'est que dans six jours ! Les écoliers sont en vacances et en profitent pour faire de petits voyages scolaires. Il y a un monde fou partout, les touristes indiens fourmillent, les occidentaux ont repris le chemin de l'Inde et surtout les Français celui du Rajasthan. On sent que tout est redevenu normal, les restaurants, les boutiques, les hôtels, ça y est, tout le monde fait le plein ici !.

C'est également la saison des mariages et ici tout particulièrement à Udaipur, très belle ville photogénique avec ses palais de maharajahs tout autour des lacs.

Les commerçants près du lac commencent d'ailleurs à en avoir assez de toutes ces cohortes de jeunes mariés qui se font prendre dans toutes les positions sur les marches des magasins, dans les rues, empêchant les clients de voir leurs vitrines et de partout on trouve des pancartes : "pas de photo de mariage ici" !

Sur les bords du lac un jeune couple "déguisé" se fait photographier sous toutes les coutures et j'en ai profité aussi !!




BRISER LES MURS POUR CONSTRUIRE LA PAIX

 Je viens de recevoir la lettre de Gandhi International qui publie la présentation de Rajagopal. Je ne peux que partager ce texte en les remerciant de cette publication.

BRISER LES MURS POUR CONSTRUIRE LA PAIX

Une présentation de Rajagopal P.V.

Conférence de paix de Berlin

01 septembre 2023

Mes amis,

 

Tout d'abord, je tiens à remercier les organisateurs de m'avoir invité à la conférence et de m'avoir donné l'occasion de m'exprimer. Le thème proposé pour ma présentation, "Briser les murs", m'a semblé très approprié, car c'est une activité à laquelle je suis constamment engagé.

 

Permettez-moi de commencer par dire qu'il n'y a pas beaucoup de dirigeants aujourd'hui qui ont une vision globale. Les dirigeants actuels, que ce soit en politique ou dans le domaine de l'économie, ont tendance à construire leurs positions autour d'un ensemble d'intérêts afin de protéger leur propre base de pouvoir ; et pour ce faire, ils créent des groupes qui s'associent en se basant sur la caste, la classe, la religion, la race et/ou la langue. Une vision aussi étroite et partisane peut alors être utilisée pour diviser la société et créer une politique du "nous et eux". Ce faisant, elle peut susciter de l'aversion et de la haine pour "l'autre".

 

À l'inverse, le Mahatma Gandhi (lors du mouvement pour l'indépendance de l'Inde) s'est référé à une vision plus large et inclusive appelée Sarvodaya ("Bien-être de tous") et il a expliqué ce terme comme "mon propre bien-être correspond au bien-être plus large de la société" et non l'inverse.

 

Vinoba Bhave, l'associé du Mahatma Gandhi, a proposé une autre idée tout aussi importante, connue sous le nom de Jai Jagat ("Une planète, un peuple"). Il a expliqué la nécessité pour l'humanité de dépasser les paysages géographiques limités et d'accepter le monde entier comme un foyer planétaire. Il considérait que les problèmes contemporains du monde ne pouvaient pas être résolus dans un horizon géographique donné, mais plutôt en renforçant les interconnexions mondiales (avec les personnes et avec la nature).

 

Le défi actuel de la menace nucléaire devrait nous obliger à nous orienter vers le Sarvodaya ("Bien- être de tous"), tandis que la crise climatique qui menace notre vie devrait nous inciter à adopter le Jai Jagat ("Une planète, un peuple"). Malheureusement, nous continuons à faire comme si de rien n'était et à suivre les muses politiques d'un nationalisme étroit ou d'un régionalisme renforcé. Pour freiner cette évolution, il faudra une direction politique et économique éclairée qui facilite un mouvement collectif et incite les gens à faire passer la planète avant le profit, et le "partage et le soin" avant l'avidité sans fin.


En examinant certaines des approches stratégiques susceptibles de "briser les murs" dans la mesure du possible, j'ai voulu réfléchir à deux moments de notre histoire collective qui ont profondément changé la vision du monde de vastes populations. Le premier est celui des deux astronautes américains, Neil Armstrong et Buzz Aldrin, qui se sont posés sur la lune en 1969 et qui, une fois en orbite, ont pris la photo emblématique de la terre. Pour la première fois, les gens du monde entier ont ainsi pu voir la planète depuis l'espace. Les astronautes ont remarqué qu'il n'y avait pas de rayures sur la surface de la Terre (ce qui signifie qu'il n'y avait pas de "murs" ou de frontières divisant les gens en régions géographiques). Cette photo symbolise une vision planétaire du monde qui donne aux gens le sentiment d'un avenir commun.


Un autre moment d'inspiration pour un avenir commun a été celui où le Mahatma Gandhi a mené une révolution non-violente contre l'empire britannique, non seulement pour libérer le pays d'une puissance impériale extérieure, mais aussi pour libérer les gens de l'oppression, de l'exploitation et de ce que nous pourrions appeler aujourd'hui "une paix insoutenable". Gandhi a souligné que les murs se trouvaient dans les esprits et que si le comportement ne changeait pas, les murs ne tomberaient pas. Gandhi a également fourni de nombreux outils et méthodes pour changer cet état d'esprit. Lorsque le grand historien Acharya Kripalani a rencontré le Mahatma Gandhi, il lui a demandé comment la révolution non-violente de l'Inde pouvait réussir, alors que les révolutions en France, en Russie ou en Chine avaient été violentes... ? La réponse de Gandhi ne s'est pas fait attendre : Monsieur le Professeur, vous enseignez l'histoire, mais moi je fais l'histoire".


Ce que les générations suivantes ont appris de Gandhi, en Inde, c'est qu'il est possible d'inventer des méthodes non-violentes plus avancées et plus civilisées pour résoudre les problèmes, à condition d'en avoir le désir. En s'engageant à utiliser la non-violence, on peut créer un effet de transformation considérable sur les gens.

 

Permettez-moi de citer un exemple. Une action mondiale, à savoir la marche Jai Jagat, a été lancée en 2019 par une organisation sociale en Inde. Le 2 octobre 2019, cinquante bâtisseurs de paix issus de la société civile en Inde et de douze autres pays ont entamé une marche depuis le lieu de repos de Gandhi à New Delhi jusqu'aux Nations Unies à Genève sur une période d'un an. Cette marche d'un an avait pour but de plaider en faveur de changements dans les Objectifs de Développement Durable (ODD) de l'ONU afin d'y inclure le point de vue des personnes marginalisées. Cette longue marche de 11.000 kilomètres à travers 11 pays a été un véritable défi, car elle nécessitait l'autorisation des gouvernements de différents pays et de groupes civils. Obtenir la permission de marcher à travers le Pakistan, l'Afghanistan et l'Iran s'avérait une tâche très exigeante car il y avait beaucoup trop de murs à franchir. Finalement, après avoir achevé la partie indienne de notre marche, nous avons été contraints d'envoyer des délégations plus petites au Pakistan, en Afghanistan et en Iran, avant de nous regrouper en Arménie pour la suite du voyage.

 

Malheureusement, cette longue marche a dû s'interrompre après cinq mois et demi à Erevan, la capitale de l'Arménie, en raison de la pandémie de Covid. Cette marche a permis de mettre en évidence les nombreux murs qui avaient été érigés ainsi que les outils stratégiques permettant de les abattre.

 

Dans les pays traversés par les marcheurs, des murs ont été érigés pour protéger les intérêts du statu quo et empêcher les communautés marginalisées de porter leurs griefs jusqu'à Genève. Des milliers de personnes privées de justice dans leur propre pays ont voulu exprimer leurs griefs au niveau mondial en se joignant à la longue marche "Jai Jagat" et faire entendre leur voix aux architectes et aux responsables de la mise en œuvre des ODD (objectifs de développement durable) de l'ONU.

 

La mise en œuvre des ODD de l'ONU n'a pas répondu de manière adéquate aux besoins des personnes situées au bas de l'échelle socio-économique et, par conséquent, de nombreux hommes et femmes d'Afrique du Nord, de Syrie et d'Afghanistan risquent leur vie en traversant la Méditerranée en bateau pour rejoindre l'Europe. Il est regrettable et choquant qu'au lieu de tendre la main aux gens pour les libérer de leur douleur et de leur souffrance, de nombreux gouvernements soient occupés à renforcer les forces de sécurité aux frontières et à créer des murs fortifiés et des clôtures en fil de fer barbelé. Si des millions de personnes souffrent de pauvreté et de privations et que l'État continue d'étouffer leur voix au nom de la fierté nationale et de la sécurité intérieure, il s'agit d'un affront moral et d'une violation du droit humanitaire. Ce dont nous avons besoin, ce n'est pas de systèmes de sécurité plus stricts, mais d'une justice qui crée une véritable sécurité humaine.


Depuis environ 25 ans, je participe à la mobilisation d'un grand nombre de populations indigènes marginalisées afin de contester le système injuste qui les chasse de leurs terres et de leurs moyens de subsistance. Les processus d'urbanisation, de privatisation et de mécanisation ont jeté de nombreuses personnes dans les villes et les bidonvilles. J'ai utilisé les méthodes non-violentes de Gandhi pour mobiliser la population afin de faire pression sur le gouvernement pour qu'il adopte des politiques dans l'intérêt des pauvres et des marginalisés. Par exemple, des milliers de personnes ont marché sur 3 500 kilomètres en l'an 2000 pendant six mois ; vingt-cinq mille personnes ont marché sur 350 kilomètres en 2007 jusqu'à la capitale de l'Inde ; cent mille personnes ont marché en 2012. Grâce à ces actions de masse organisées et non-violentes, il a été possible de provoquer des changements politiques importants. À long terme, grâce à l'expérience, nous avons appris l'art et la science de la mobilisation de masse non-violente comme moyen d'abattre certains des murs qui ont été construits pour maintenir l'injustice et la discrimination.

 

J'espère que cette conférence pourra inciter les détenteurs du pouvoir à œuvrer en faveur d'un système capable d'assurer la justice pour tous. Il est également important que les gens continuent à promouvoir et à renforcer les actions de masse non violentes au niveau de la société civile, afin de faire pression pour un changement qui permette de construire une société basée sur la justice et la paix.

 

En conclusion, nous espérons que certains des prochains dirigeants politiques auront une vision plus large du monde et seront capables de s'inspirer d'un Neil Armstrong ou d'un Mahatma Gandhi et de travailler sur des stratégies visant à faire tomber les murs, qu'ils soient politiques, sociaux ou économiques.

 

Un slogan que nous utilisons souvent en Inde est le suivant : "l'injustice n'importe où c'est l'injustice partout", et "la violence n'importe où c'est la violence partout".

 

Jai Jagat !

 

Je vous remercie.

 

Rajagopal P.V.

 

Tout un symbole, une sculpture au milieu d'un rond-point
au centre d'Ahmedabad, au milieu des panneaux publicitaires
des voitures, des rickshaws claxonnant, des mains qui prient.

 

jeudi 2 novembre 2023

DIU la portugaise

 Nous terminons notre séjour sur l'île de Diu qui est doucement en train de se transformer pour accueillir un peu plus dignement les futurs nombreux touristes grâce à la nouvelle ligne aérienne que nous avons inaugurée ! Et pour les lignes internet, ce serait bien d'avoir aussi une petite amélioration...

De partout sont affichées les nouvelles lignes
aériennes pour Diu avec bien évidemment le portrait de Modi


Tout est en réparation et nous avons fait un petit tour pour savoir comment avançait les travaux !

Le musée de Diu, juste à côté de notre guest-house est l'ancienne église St Thomas en pleine transformation ! La façade est toute refaite, et à l'intérieur, que des échafaudages... mais ça va être magnifique !



les explications pour les travaux

Ensuite, tout à côté, la belle église St Paul, construite en 1610 comme église du collège jésuite du Saint-Esprit, dans l'enclave coloniale portugaise.

 

la façade aurait besoin d'un petit coup de blanc...

 Elle fut rebâtie au XIXe siècle. L’intérieur est l’un des plus raffinés que l’on trouve dans les églises portugaises en Inde: figures et volutes de stuc blanc et de bois sculpté. Les images et objets religieux - d’ivoire ou d’argent - ont cependant des tonalités qui établissent la forte influence d’artistes locaux. L’autel principal, surmonté de la statue de la Vierge Marie, est d’une seule pièce de bois teck de Birmanie. Au dessus de l’autel une voûte en semi-tonneau de couleur bleu et blanc est décorée de multiples peintures et statues. (Wikipedia).

Nous avons profité des travaux pour jeter un oeil curieux dans le cloître.


l'église est considérée comme l'un des plus beaux exemples
d'architecture baroque en Inde



au centre du cloître, une très belle fontaine sculptée

Et quand il s'agit de bien accueillir les membres du gouvernement qui désirent prendre des vacances de luxe, pas d'hésitation, ni sur la décoration des chambres d'hôtes, ni sur la grandeur de la piscine, le tout face à la mer...  Cela s'appelle une Circuit House. Nous n'avons pas osé entrer demander le prix des chambres...

l'immense piscine en cours de finition

Pour compléter notre tour, la visite du fort de Diu s'impose ! La forteresse de Diu, construite dans le cadre des fortifications défensives de l'Inde portugaise  au XVIe siècle, est un lieu de promenade privilégiée et aussi de sortie de classes...

Depuis le fort, la forteresse de Panikotha qui
servait de prison



au centre, le phare, qu'on ne visite pas, de même que certains autres monuments dont on fait la publicité mais qui ne sont plus ouverts au public, comme le musée des coquillages et les grottes de Naida (magnifique relief karstique avec plein de cavernes). 

le phare, toujours en activité, au milieu de la forteresse