mercredi 22 mars 2017

La petite école tribale, la visite annuelle !


22 mars 2017  COMPTE RENDU DE NOTRE VISITE A L'ECOLE TRIBALE
 Si vous aussi vous avez envie de participer à ce beau projet merci de me contacter sur : 
bijoliane@netcourrier.com
Accompagnés de Ram Swarup et de Saryu, travailleurs sociaux, nous partons tous les cinq de Hazaribagh, faisons quelques achats de fruits pour l'école et arrivons vers 10 h du matin à Birhor Tenda (district d'Atka).
Notre arrivée à la petite école tribale a été discrète. Tout le monde était au travail. L'instituteur faisait sa leçon d'anglais et même si la majorité des enfants ne savent dire qu'un nombre pour dire leur âge ils savent qu'ils sont pauvres et honnêtes.

vue générale de l'école
notre arrivée dans la classe
au tableau le cours d'anglais
Nous avons donc un peu perturbés la classe et l'ordre des choses car nous sommes restés toute la journée et nous avons passé la nuit à l'école pour ne repartir que le lendemain matin en direction de Bodhgaya.

Les points qui m'ont semblé positifs pour l'école :
Nous avons posé la première pierre de la bibliothèque ! ce sera un beau lieu d'études et de tranquillité pour la lecture et aussi probablement une nouvelle salle de classe. Chacun après une petite cérémonie préparatoire a posé une brique dans la tranchée.
le terrain et les fondations qui ont été creusées par les enfants





la préparation de la cérémonie pour la pose de la première pierre
et les enfants sont tous là, à regarder comment ça va se passer !
chaque personne du groupe va poser symboliquement sa pierre



Il y a maintenant un abri couvert pour la cuisine et deux cuisinières s'occupent des repas des enfants. Ils ont maintenant trois repas par jour. La ration de riz a été "réduite" à 250 g par repas pour la descendre encore à 200 g si c'est possible et augmenter d'autant la portion de légumes frais.
la cuisine est maintenant à l'abri, du soleil comme de la pluie !
les deux nouvelles cuisinières avec la gamelle de riz !
vue de la cuisine sur le côté du bâtiment. La porte à côté est la salle de bains-wc

le jardin bien entretenu derrière l'école
Il y a un beau jardin de légumes cultivé par les enfants derrière l'école : il n'y a pas encore de quoi nourrir tout le monde mais les enfants en prennent soin et l'arrose consciencieusement tous les matins.
la portion de riz a diminué et celle des légumes a augmenté
Il y a 54 élèves dans l'école et les niveaux vont de 1 à 5. Pas évident pour les enseignants d'arriver à faire travailler plusieurs niveaux à la fois compte-tenu du manque de formation pédagogique. Mais ils sont courageux et ne comptent pas leurs heures car ils sont sur place 24 h/24 et 7 jours/7 pour un salaire de misère que nous allons essayer de passer à 100 euros par mois si nous arrivons à réunir les fonds régulièrement.

Ce qu'il faudrait améliorer :
La formation pédagogique des institutrice-teurs afin qu'ils puissent avoir une autre vision de l'éducation que celle qu'ils ont dû recevoir eux-mêmes à l'école : rabâchage à outrance sans même savoir ce qu'on répète, révision des leçons chacun braillant de son côté.
Une formation pédagogique pour les enseignants chaque année par des personnes spécialisées s'avèrerait positive tant pour les enseignants que pour les élèves. Birendra m'a promis qu'un stage pédagogique était prévu pour cette année.


Pendant les heures d'étude : pas de silence pour étudier, pas de concentration car trop difficile dans le bruit, difficulté de lecture le soir par manque d'éclairage, les enfants s'abîment les yeux pendant au moins une heure chaque soir. 
pas assez de lumière pour réviser les leçons et lire tranquille


Les enseignants semblent avoir peu de notions sur ce que nous appelons "les rythmes scolaires" et les enfants sont levés à 4 h du matin pour soi-disant avoir une heure de lecture. A mon avis, heure qu'ils feraient mieux de passer à dormir car ils n'ont pas leur 8 heures de sommeil nécessaires pour des enfants de leur âge (il y a des petits de 6 et 7 ans). Le soir où nous étions là, le dîner leur a été servi à 20 h 45. Il vaudrait mieux que ce soit à 19 h afin qu'ils puissent se coucher plus tôt.

L'an dernier, ils partaient marcher une heure dans la forêt et cette fois ils ont fait 3 tours de cour en courant, prière et chant habituel "Jai Jagat" d'Ekta Parishad. Quelques exercices doux de yoga pour les préparer à l'écoute et à la concentration seraient peut-être à prévoir.
.
Les filles n'ont pas de lieu pour se doucher tranquilles et font ça à la pompe dehors en se tortillant dans leur serviette et leur châle. Ce serait un point à améliorer rapidement pour qu'elles puissent se laver confortablement.

la pompe : coin douche, lessive, vaisselle...
étendage de la lessive
moins facile quand on est petite !
 Pour le futur : peut-être prévoir d'arrêter l'école aux 5 premiers niveaux et de voir s'il n'y a pas la possibilité d'envoyer les enfants de la classe 6 dans une école à proximité tout en restant internes à l'école. Il pourrait y avoir la possibilité d'un ramassage scolaire. A prévoir.

Depuis l'ouverture de cette école, j'ai vu progresser les enfants à tous points de vue : la propreté, ils se lavent tous les jours, ils font leur lessive tous les jours également. Le fait d'avoir des uniformes pour le temps scolaire permet de faire la différence entre l'apprentissage et l'étude et le temps de jeu. Ils sont sérieux dans leur devoirs et leurs leçons, ont envie d'apprendre. Ils découvrent des façons de s'amuser simplement entre eux et il ne semble pas avoir de différences garçon-fille, même si les filles préfèrent sauter à la corde et les garçons au cricket ou au tir à l'arc. Ils ne rechignent pas par rapport à la discipline qui leur est imposée et pour les repas apprennent à servir les autres chacun leur tour.
chacun à son tour sert pour les repas

Pierre leur apprend des jeux simples dessinés par terre avec cailloux et bouts de bois
Mais avoir des ballons c'est sympa aussi ! Ils attendent maintenant un vrai ballon de foot !









Merci aux enseignants et aux enfants pour nous avoir accueillis parmi vous… (les filles sont plus timides… )

jeudi 16 mars 2017

Kurum au Jharkhand, Inde du Nord

Après le retour du Cambodge un peu trop rapide, les petits soucis de santé réglés, un petit groupe du Cevied (voir cevied.org) m'attendait pour partir en Inde. Donc ça y est nous y sommes et j'accompagne à travers la campagne du Jharkhand un petit groupe de quatre personnes fort sympathiques et curieuses.


Kurum, le 16 mars 2017

au bord de la piste qui va à Kurum une maison traditionnelle avec son double
toit en petites tuiles
Kurum est un petit village de 125 foyers à 40 km de Gumla au Jharkhand. Longue piste de terre tantôt craquelée, tantôt avec des ornières et ravinée de tous côtés pour pouvoir y accéder. Notre chauffeur zigzague fort bien entre les trous. Nous croisons quelques motos à passagers multiples, de rares piétons car la piste est très longue sous le soleil (mais les kilomètres sont malheureusement identiques sous la pluie), des rickshaws bondés transbahutant une douzaine de femmes au marché hebdomadaire de la ville. Au milieu du chemin une petite échoppe qui vend un peu de nourriture et de boissons pour se réconforter dans le parcours d’obstacles.
pieds nus et avec courage pour aller à la ville
pas grand chose mais un peu d'ombre et de quoi se redonner du courage
la route vue de notre 4x4
Nous sommes accompagnés de Soumya et Prakash, deux travailleurs sociaux de l’association NSVK et d’Ekta Parishad, qui oeuvrent pour aider les peuples tribaux (adivasi) à prendre conscience de leurs droits élémentaires, à savoir : droit à la terre, à l’eau et à avoir un abri pour vivre dignement. Ils lancent ce projet de base dans dix villages qu’ils repèrent auparavant comme étant intéressés par une évolution. Une fois ce projet réalisé, ils choisissent dans ces dix villages, cinq avec lesquels ils vont aller plus loin dans les projets : par exemple une agriculture bio, une organisation différente du village pour éviter l’exode rural en maintenant tous les habitants sur des projets qui leur permettront de vivre en autonomie. Cela pendant quatre ans. Au bout de ces années, ces cinq villages vont prendre en charge cinq autres nouveaux villages pour les aider dans leurs projets, et faire un transfert de connaissances, et ainsi de suite.

montée sur la colline pour voir le travail d'adduction d'eau
belle vue depuis le petit barrage
la petite retenue d'eau (il a fallu tout monter à dos d'homme, le plus dur a été
pour les tuyaux)
Les projets que nous venons voir à Kurum sont : la récupération de l’eau pour faire une bonne irrigation, la petite fabrique de résine et la future banque de semences biologiques.
Nous partons grimper sur la colline en face du village pour aller voir le petit barrage et la captation des eaux de source qui sortent de la montagne. Depuis l’an dernier les tuyaux ont été changés et sont maintenant complètement résistants aux chocs. Une petite mare a été créée en bas grâce à un assèchement de terres humides qui vont permettre après terrassement (terminé) de belles cultures de légumes car la terre est fertile.
Ce système permet d’avoir une irrigation et de l’eau huit mois sur douze.
Encore au-dessus du petit barrage nous apprenons que vivent trois familles en autarcie, éloignées de tout et nous avons envie de voir de quoi elles peuvent bien vivre, mais elles ont leurs légumes et leurs céréales cultivés dans les champs à proximité, même une petite rizière. Nous devons goûter à leur bière de riz et c'est plutôt bon et rafraichissant !
le groupe au sommet après la bière de riz, toujours debout
La petite fabrique de résine est dans un ancien bâtiment et est très simple. Le village possède suffisamment d’arbres permettant cette fabrication et qui sont taillés deux fois par an. Les branches sont coupées en petits morceaux, eux-mêmes passés dans un broyeur, puis tamisés pour enlever toute poussière de branche. Ces petits morceaux sont ensuite mis dans une sorte de tonneau avec de l’eau et tournés grâce à un petit vélo. La production de cette résine sert surtout dans la fabrication des peintures des carrosseries de voitures et d’avions. 
à quoi ressemble un arbre qui donne la résine ? à ça !

le tamis pour éliminer tous les restes de branches et feuilles
les petits grains sont mis dans l'entonnoir et avec mon p'tit vélo...
ça tourne !
Après l’agriculture c’est la deuxième ressource de ce village. Un gros arbre rapporte environ dix mille roupies par an (environ 140 €), la production annuelle est d’environ cinq mille kilos de résine. Le prix du kilo varie beaucoup en fonction de la quantité de bois disponible, mais il a atteint l'an dernier plus de dix euros le kilo à cause de la rareté de la matière première.

Nous passons voir le petit local où se tiendra la banque de semences. Pour l’instant, les pots sont en train d’être nettoyés avant de recevoir les graines, céréales, haricots divers, lentilles. Celui qui empruntera un kilo de semences doit en redonner deux kilos et demi pour la banque et permettre ainsi l’accès à de plus en plus de fermiers aux semences biologiques pour éviter d’acheter des semences hybrides sur le marché. Et cela marche très bien déjà dans un des villages soutenus par NSVK où l’on ira demain.

le futur Kokoppelli indien ?
Nous terminons notre visite encore ravi-e-s de cette journée à la campagne où les changements entrepris permettent une vie plus agréable pour la communauté.

dimanche 12 février 2017

Le marché central de Phnom Pen

Retour à la capitale en grand bus confortable de Kampong Cham à Phnom Penh. Ce qui est pratique dans ce pays surtout avec de gros sacs à dos, c'est qu'on vient nous chercher à domicile pour aller chercher le bus. Trois heures de route tranquille.

Il y a deux marchés couverts à ne pas manquer à Phnom Penh : le marché russe et le marché central, Phsar Thmey, au coeur de la ville. Installé dans un monumental édifice art déco de couleur jaune, construit dans les années 30, on y trouve de tout et ce qui est le plus intéressant c'est le côté alimentation : c'est là où on voit toutes les habitudes alimentaires, où on peut goûter aussi car il y a plein de bonnes choses côté dessert, plein de crèmes, petits gâteaux, tout avec soit de la noix de coco soit avec du riz, soit les deux à la fois mais délicieux de toute façon.
Voici donc quelques images de ce lieu à découvrir en prenant son temps, comme d'habitude !
Les poissons d'abord : on trouve dans le Mékong environ 500 espèces de poissons d'eau douce !
Pour les personnes intéressées il existe un livre en anglais : Cambodian Mekong, Rainboth, W.J., 1996, qui répertorient toutes ces espèces.
la plupart du temps les poissons bougent encore, fraicheur garantie !
petite friture ou gros poissons vous avez le choix
vous avez aussi tous les poissons séchés, salés, fumés
et présentés de façon très artistique !
pas goûté, j'imagine que ce sont de gros beignets de crevettes !
La viande et la charcuterie : on y trouve du porc, depuis la tête jusqu'aux pattes en passant par les saucisses sèches ou fumées, les poulets idem, et du boeuf. Pour ceux qui aiment la viande il y a le choix aussi avec tous les abats.
saucisses, gras double et queue de ??
le choix dans les morceaux
bon, bien sûr, ce ne sont pas les mêmes règles d'hygiène que chez nous
 Les légumes verts se déclinent en différentes salades, oui, des batavias, choix de choux : chinois, vert, blanc, rouge, tomates, carottes, patates douces, poivrons, potirons, pommes de terre, différents types de haricots, les pousses de bambou, les tiges de nénuphar, le coeur de bananier pour les plus exotiques.
les tiges de lotus et les plants de petites blettes déjà cuits
Pour les fruits, les bananes et les noix de coco sont très locales, de même le durian, le fruit de la passion, le fruit du palmier à sucre, mais tout vient du Vietnam ou de la Chine comme les pommes, les poires, les oranges, mandarines et les grosses cerises à 20 euros le kilo !

des femmes font cuire des légumes et de la nourriture chez elles pour vendre par portion
comme les Cambodgiens font peu de cuisine chez eux, ils achètent du tout prêt
mais tout frais !
ou mieux encore on déguste sur place, ça gagne du temps
ce sont surtout les femmes qui vendent au marché, pratiquement pas d'hommes
et elles prennent le temps de discuter, ce n'est pas la caisse du supermarché !
ail, oignons, épices, glutamate aussi en gros paquet !
non ce ne sont pas des oeufs de Pâques mais pourquoi roses ? mystère !


vendredi 10 février 2017

Kampong Cham : du pont (de bambou) au temple (en bois)

depuis les quais du boulevard, la vue sur le pont de bambou
à double voie où même les grosses voitures passent
800 mètres de pont pour atteindre l'île en saison sèche

La ville de Kampong Cham a environ 65 mille habitants. Le nom de la ville renvoie au peuple Cham, un groupe d’origine musulmane de la région et Kampong signifie « côté d’une rivière ».

Le pont de bambou
Avant que la chaleur ne nous assomme nous partons à pied de notre hôtel pour marcher sur le plus long pont en bambou du monde qui nous mène dans l’île de Koh Paen. Chaque année il doit être reconstruit après sa démolition par les crues du Mékong. Arrivées au bout du pont, le péage est obligatoire pour tous même pour les habitants de l’île qui attendent maintenant avec impatience la fin de la construction du nouveau pont en béton qui leur changera la vie : plus de péage, un transport plus facile pour aller à la ville et pour vendre leurs marchandises (légumes, feuilles de tabac, fruits).

on perçoit tout au fond les piles du nouveau pont de béton en construction
La construction de ce pont de bambou remonterait à la fin de la période coloniale française au Cambodge. Il faut chaque année 20 à 30 hommes pendant une vingtaine de jours pour construire ces 800 mètres de pont de bambou à double voie où passent aussi bien les vélos que les grosses voitures. Le véhicule le plus utilisé est cependant la moto et pour les paysans de l’île la charrette à cheval ou à bœufs. Ouvrage d’art qu’on a du mal à imaginer aussi solide et où on a l’impression de marcher sur un trampoline tellement c’est souple.
Béa fait des recherches photographiques artistiques
à l'entrée dans l'île petit autel avec une sorte de statue un peu bizarre, on dirait
un colon. De gros homards en céramique ornent les murs comme sur de nombreuses
maisons de l'île
Dans l'île petites maisons sur pilotis, beaucoup d'arbres fruitiers et mon cher Polo qui m'accompagne à chaque voyage a voulu en tester quelques uns !
presque la même couleur que le jacquier mon Polo !
prendre de l'altitude sur un régime de bananes
ou se planquer dans les pamplemousses ?
Nous sommes invitées par une jeune femme pour la cérémonie de guérison de son père malade, ainsi qu'au repas offert à tous les invités. Ca peut durer des heures, après les prières du moine, deux femmes et un homme se chargent d'éloigner les mauvais esprits du lieu, accompagnés par les musiciens traditionnels qui donnent le rythme. Les femmes "chamanes" carburent à la bière et à la cigarette, dansent, essaient de partir en transes. Chance de pouvoir assister à ça !

repas traditionnel khmer offert aux invités pendant la cérémonie

au retour, vue sur le village flottant près du grand pont de la ville

La pagode de Vat Maha Leap


et c'est reparti avec notre chauffeur préféré !
Et hop, nous reprenons notre tuk-tuk pour une grande promenade dans la campagne. Nous doublons de vénérables cyclistes portant le traditionnel krama, écharpe à carreaux qui sert à tout (et surtout éponger la sueur), nous passons devant les maisons sur pilotis, la rivière Tonle Toch, un des nombreux affluents du Mékong, est tout près, et remarquons les coqs de combat soigneusement isolés sous leur cloche de grillage. 

les coqs de combat bien séparés sous leur cloche en vannerie

les messieurs à vélo avec leur krama à carreaux traditionnel
la rivière Tonle Toch qui permet aussi d'arriver au temple en bateau


Les Cambodgiens sont de grands joueurs et parieurs, bien que les jeux d’argent soient interdits. Même si le Cambodge a installé une vingtaine de casinos le long de la frontière avec le Vietnam qui sont là pour délimiter la frontière et attirer les touristes étrangers, ce n’est pas pour les Cambodgiens mais les Vietnamiens.

discussion à l'entrée de la pagode avec le chauffeur et les vendeuses

Avant d’entrer dans l’immense complexe de la pagode où se trouve l’un des derniers temples bouddhiques en bois du Cambodge, rescapé de la destruction des Khmers rouges qui en avait fait leur hôpital, nous discutons avec les marchandes à l’entrée. Assises sur les tabourets de plastique, elles vendent bouteilles d’eau, fruits divers. Notre chauffeur nous fait découvrir le cœur du fruit du palmier à sucre (thnaot) et fait le traducteur pour répondre à la curiosité des femmes.

les fruits du palmier à sucre
 Je leur montre des photos de neige sur mon smartphone, elles ne savent pas ce que c’est et ça doit être impossible d’imaginer le froid pour elles ! Questions habituelles sur notre vie, les enfants, ce que nous a coûté le voyage (tout le monde a cette curiosité, ce qui entraîne nombre d’explications sur le coût de vie, le fonctionnement de notre société, etc.) A la fin l’une des femmes dit à notre chauffeur que c’est la première fois que des touristes s’arrêtent pour parler avec elle et elle en est très contente. Nous avons passé un excellent moment nous aussi. Et nous avons appris aussi qu'elles jouaient tous les jours à la loterie. L'une a même demandé à Béa de lui donner des numéros qui portent chance !


deux magnifiques éléphants gardent la porte d'entrée du site de la pagode

grande propriété à l'intérieur de la pagode

un grand temple bouddhiste où trainent les tissus des moines
A l’intérieur de l’enceinte de la pagode, un temple bouddhiste avec les peintures traditionnelles sur la vie du Bouddha, une école primaire désertée mais pas d’école aujourd’hui, des maisons en bois qui semblent anciennes mais difficile de les dater. 

de vieilles maisons sur pilotis avec un grand fronton sculpté
deux pirogues utilisées pour la Fête des Eaux, dont l'une a 70 places !

Un immense jardin avec un cimetière, de très nombreux stupas.. Les Khmers rouges ont forcé 500 personnes à travailler ici et elles en sont mortes. Belle vue sur la campagne et la rivière.

l'arbre des voyageurs et les stupas dans le parc
la statue du grand Bouddha couché. Pendant les pluies l'eau peut arriver jusque là

dans le parc les statues du Bouddha et de ses disciples
le coté cimetière
L’extérieur de Vat Maha Leap a entièrement été gratté pour enlever une couche de peinture blanche et faire réapparaître le bois. L’intérieur est également en rénovation. Il est dit que toutes les colonnes qui portent le bâtiment proviennent d’un même arbre. En 2012 une poutre du plafond s’effondra et détruisit en tombant une partie de l’autel principal. Pour l’instant la zone est interdite d’entrée compte-tenu des travaux, mais la curiosité aidant nous avons quand même pris quelques photos afin d’admirer les fameuses colonnes en teck décorées et le plafond peint.

vue d'ensemble du temple, tout en rénovation (février 2017)

vue de face

la forêt de piliers de bois et la rénovation en cours

le magnifique plafond peint et les piliers de bois ornés de motifs dorés
détails plafond et piliers
la sortie du monastère côté rivière
Au retour, déjeuner khmer traditionnel dans un tout petit restaurant au bord de la route où nous mangeons avec notre chauffeur que nous avons plaisir à inviter. La note pour trois avec un plat, riz à volonté, thé vert à volonté, banane du jardin : 3,5 USD. Facile d’inviter quelqu’un !

Le soir notre chauffeur nous propose de nous emmener avec sa femme et ses enfants au cours d’anglais qu’il donne gratuitement pour les enfants d’un village dans la banlieue campagnarde. C’est une généreuse Américaine qui le paye tous les mois pour que les enfants puissent apprendre quelques rudiments d’anglais.
notre chauffeur transformé en prof d'anglais (débutant)
la classe en plein air au bord du Mékong


Informations :

Pont de bambou : péage : 1000 riels aller-retour pour les autochtones (à chaque passage !) et 2000 riels (0,50 USD) pour les étrangers, plus cher si vélo, moto, char à bœufs, ou 4x4 !
Vat Maha Leap :
A une vingtaine de km de Kampong Cham. Nous avons payé 25 USD pour notre tuk-tuk une grosse demi-journée.
Entrée gratuite
Hôtel : Mékong Hôtel, Riverside. Face au Mékong, chambre confortable avec grande salle de bain et eau chaude, balcon avec vue sur le Mékong, climatisation : 15 USD.
Avec ventilateur : 8 USD mais sans la vue
Wifi à la réception (grand salon et prises électriques), possibilité de petit déjeuner.
Restaurant proche : Mékong Crossing. On y achète ses billets de bus. Kampong Cham à Phnom Pen : 6 USD et on vient vous chercher en tuk-tuk à votre hôtel pour vous emmener au départ du bus. Lieu de rencontre des étrangers.
Dans la même rue de petits restaurants khmers très bons et moins chers.