vendredi 21 octobre 2016

Vers le céleste


Après le petit tour en train, nous voilà partis vers des cieux plus dorés malgré le temps gris et pluvieux. La pagode Kyaukhatgyi abrite sous une espèce de hangar métallique une grande statue de bouddha allongé de tout son long, tête fine aux cils de biche, (ses cils sont beaux et longs, tels ceux d'un taureau, où chaque cil est distinct. Cela provient du fait qu'il a regardé les autres sans attachement, aversion ou ignorance et qu'il a travaillé avec énergie afin d'atteindre la vaste sagesse discriminant entre le bien et le mal), les oreilles traditionnellement allongées par le poids des boucles d’oreille, (marquant son ancienne richesse) les 3 cercles autour du cou.

le grand bouddha couché de la pagode Kyaukhatgyi
Les plantes de pied portent les 108 marques sacrées qui le distinguent du commun des mortels (on y trouve des pagodes, des animaux, la fleur de lotus, la conque…) même si normalement la plante des pieds d'un bouddha est aussi lisse que la carapace d'une tortue, ce qui la rend fermement ancrée au sol. Cela reflète la fermeté qu'il a toujours eue dans sa pratique du Dharma et dans la garde de ses engagements. Mais il est également dit que la plante de ses pieds est ornée d'une roue à 1000 rayons.

la plante des pieds du bouddha
Tout autour, des statues dorées de bouddhas, auréolés de lumières clignotantes très kitsch à l’indienne. Toujours surprenant de voir dans les pays en manque d’électricité comme les statues peuvent être éclairées à longueur de temps ! Peu de dévotion, quelques femmes apportant un bouquet de fleurs, il y a plus de touristes curieux que de gens qui viennent prier ici lorsque nous sommes passés.

les nombreuses statues aux auréoles multicolores clignotantes
Beaucoup de monde dans ce lieu hyper touristique mais il est intéressant de voir que c'est un lieu de vie où les familles viennent faire leurs dévotions, arroser les statues (3 fois, 8 fois, ou bien le nombre d'années de vie de la personne), mettre des bouquets, se prosterner.

l'arrosage des statues

la grande allée principale qui permet de tourner autour de la pagode (et le tapis
pour éviter les glissades sur le marbre mouillé !)
prières au pied de la pagode

Ensuite, chose promise… sur le programme, le coucher de soleil sur la Pagode Shwedagon ! quand il pleut depuis notre arrivée, il est difficile de croire au miracle ! et bien si ! ça arrive… avec les reflets dorés d’un beau soleil couchant sur le toit de la pagode, nous sommes comblés par ces reflets sur cette tonne d’or !




Et au loin, dans la nuit scintille les reflets des pagodes.

Et bien sûr il me faut justifier de temps à autre le titre de mon blog !

Intégration ou comment sauter sur une autre planète


Comment ne pas souffrir du décalage horaire ? Comment se couler dans la vie du pays avec souplesse et curiosité ? C’est ce que nous avons vécu à notre arrivée à Yangon (oui, ici Rangoun c’est Yangon) grâce à notre jeune guide birmane Moh.
A peine sortis de l’aéroport que nous voilà grimpés dans le RER local, un petit train circulaire utilisé par la population locale. 

circuit du train local qui fait le grand tour de la ville
Quelques stations seulement mais nous avons eu un aperçu de la vie quotidienne : là un épi de maïs pour votre déjeuner ? 

ma voisine vient d'acheter un épi de maïs
Un petit paquet de cinq œufs de caille à 200 kyats (0,16 €) ? 

le petit vendeur d'oeufs de caille attend l'arrêt du train pour
aller dans le wagon à côté
Ou bien des confiseries dans des corbeilles d’osier ? Voilà le vendeur de béthel qui passe tartinant des larges feuilles fraîches de différents produits pour ensuite tout replier dans la feuille pour que vous la mettiez dans la bouche pour la mâcher.
le vendeur de béthel (les photos sont informatives... ça bouge beaucoup dans le
train !)
Et cet homme au chapeau de bambou ? c’est l’herboriste qui vend ses herbes médicinales.
L'herboriste qui change de wagon
Dans le train, vous pouvez donc aller au restaurant, faire vos emplettes à l’épicerie et prendre vos médicaments à la pharmacie, tout ça dans un wagon…
Les gens autour de nous ont plaisir à nous parler en utilisant leurs quelques mots d’anglais. Moh, notre guide nous donne des informations sur la vie au quotidien. Et c’est le moment de quitter le train, notre bus nous attend à la sortie pour nous emmener vers des lieux plus célestes.
c'est ici qu'on descend !

jeudi 20 octobre 2016

Départ pour la Birmanie



Jeudi 20 octobre 16
Me voici dans le TGV, 1re classe, place isolée, l’idéal… c’est le premier jour de départ en vacances pour la Toussaint, en plein milieu de semaine. Ca rouspète dans le milieu des locations touristiques. Départ du train à 5 h 50. 5 h 52 les portes sont fermées mais le train ne part toujours pas. Le service restauration est déjà en grève. Ne prévoyons pas de catastrophe supplémentaire. Mauvaise langue ! le train part avec cinq minutes de retard.

Vendredi 21 octobre : ce qui veut dire que dans la journée, je viens de faire Lyon-Roissy et Roissy-Dubai

L’aéroport de Dubai comme la plupart des aéroports est un spectacle permanent que je regarde du fond de ma chaise longue. Et voilà que passe un grand Sikh patriarche, une belle barbe blanche à deux pointes très sobre avec son turban noir. Trois vieilles dames africaines, une belle casquette à visière noire aussi vissée sur leurs petites frisures et portant une petite doudoune très mode noire avec GR8 TEAM brodée en blanc dans le dos. Des jeux seniorolympiques ? Passe une voiturette électrique chargée d’une grande famille indienne, leurs ados préparant tranquillement leur futur diabète avec boites de pop corn et sucreries. Puis des familles arabes avec des jeunes femmes au popotin confortable sous la jupe longue. Un petit homme pavane son énorme maillot jaune et rouge imprimé BARCA et trottine sur ses courtes jambes le long du tapis roulant.
Quelques familles, belles jeunes femmes, beaux enfants blonds et un bel accent américain.
Un quarantenaire indien au profil de fils à papa industriel et son sac plastique Dubai Duty free plein de parfumerie : sa femme ? sa maman ?
Et puis, assis tout le long de la rangée de chaises longues une brochette de Français en partance aussi pour la Birmanie ou le Vietnam, le nez sur leur tablette.
Deux belles jeunes filles arabes fin leggings coloré et cape de Petit Chaperon Rouge partent peut-être retrouver leur Mère-Grand.
Un monsieur, veste bleue, pantalon bleu, appliques fluo, certainement pas du pays, qui pousse dans un sens et dans l’autre son chariot chargé de produits d’entretien cherchant d’un air soucieux un grain de poussière qui aurait pu lui échapper et qui lui donnerait le plaisir de s’arrêter et de montrer son art du balai.
Les belles hôtesses d’Emirates sont ici dans leur fief, petit calot rouge et voile-écharpe blanche très chic sur le côté, qui guident quelques passagers hésitants.
Des vendeuses du duty free probablement thaïlandaises, impeccablement maquillées, chignon serré, comme un vol d’hirondelles entr’aperçues au coin des Business Lounges.
Sud-Est asiatique, continent indien, pays arabes, Afrique de toutes les couleurs de peau, tout ce petit monde en voyage.
Et la voix douce d’aéroport égrenant au fil des heures les destinations du monde entier : New-York, Téhéran, Singapour, Trivandrum, Hanoï, London Heathrow, Shanghaï…
Je suis en partance pour Yangon, Birmanie et j’attends pendant sept heures ici regardant, somnolant, écrivant la vie artificielle d’un lieu exclu du monde.

vendredi 16 septembre 2016

Le mas de Daudet

et oui, c'est là, et pas facile à trouver !
Toujours curieuse de l'environnement quand je me déplace, qu'il soit géographique, historique, culturel, en vagabondant dans les petits coins ardéchois bien cachés, j'ai découvert la maison familiale de Daudet, oui, notre Alphonse national, né le 13 mai 1840 à Nîmes, fils de Vincent Daudet, courtier en soieries, et d'Adeline Reynaud. Alphonse a deux frères aînés : Henri, né en 1832, et Ernest, né en 1837. C'est le "Mas de la Vignasse, à Saint-Alban-Auriolles au sud d'Aubenas : Alphonse Daudet y passait ses vacances. La maison a été parfaitement conservée, dans l'état où l'auteur l'a connue. Elle a été rachetée en 1936 par Roger Ferlet et aménagée au fil des ans en Musée des traditions Ardéchoises, géré depuis 1990 par la commune. On y trouve de nombreux portraits de la famille Daudet, des manuscrits et textes de sa main en quantité impressionnante (plus de 12 000), et, parmi d'autres souvenirs, le cartable de cuir marqué aux initiales de l'auteur." Wikipedia.
pour savoir où c'est... pas loin de Vallon Pont d'Arc
C'était la maison de famille de sa mère et il y venait en vacances car il a été mis en nourrice dans le Gard où, enfant il en profite pour apprendre le provençal.
l'entrée de la propriété
la plaque souvenir sur le mur de la maison
Décor ancien bien conservé, où se pratiquait l'élevage de vers à soie. On peut y observer les anciens outils dans les remises bien proprettes.
la cour devant la maison

une atmosphère bien provencale
A l'intérieur, un vrai régal à découvrir la vie d'Alphonse, sa belle cousine pour qui il écrit le poème "Les Prunes" que mon père se plaisait à réciter de temps en temps une ou deux strophes et que j'ai plaisir à mettre en entier.
 Alphonse Daudet, recueil "Les Amoureuses"
I
Si vous voulez savoir comment
Nous nous aimâmes pour des prunes,
Je vous le dirai doucement,
Si vous voulez savoir comment.
L’amour vient toujours en dormant,
Chez les bruns comme chez les brunes ;
En quelques mots voici comment
Nous nous aimâmes pour des prunes.
II.
Mon oncle avait un grand verger
Et moi j’avais une cousine ;
Nous nous aimions sans y songer,
Mon oncle avait un grand verger.
Les oiseaux venaient y manger,
Le printemps faisait leur cuisine ;
Mon oncle avait un grand verger
Et moi j’avais une cousine.
III
Un matin nous nous promenions
Dans le verger, avec Mariette :
Tout gentils, tout frais, tout mignons,
Un matin nous nous promenions.
Les cigales et les grillons
Nous fredonnaient une ariette :
Un matin nous nous promenions
Dans le verger avec Mariette.
IV
De tous côtés, d’ici, de là,
Les oiseaux chantaient dans les branches,
En si bémol, en ut, en la,
De tous côtés, d’ici, de là.
Les prés en habit de gala
Étaient pleins de fleurettes blanches.
De tous côtés, d’ici, de là,
Les oiseaux chantaient dans les branches.
V
Fraîche sous son petit bonnet,
Belle à ravir, et point coquette,
Ma cousine se démenait,
Fraîche sous son petit bonnet.
Elle sautait, allait, venait,
Comme un volant sur la raquette :
Fraîche sous son petit bonnet,
Belle â ravir et point coquette.
VI
Arrivée au fond du verger,
Ma cousine lorgne les prunes ;
Et la gourmande en veut manger,
Arrivée au fond du verger.
L’arbre est bas ; sans se déranger
Elle en fait tomber quelques-unes :
Arrivée au fond du verger,
Ma cousine lorgne les prunes.
VII
Elle en prend une, elle la mord,
Et, me l’offrant : « Tiens !… » me dit-elle.
Mon pauvre cœur battait bien fort !
Elle en prend une, elle la mord.
Ses petites dents sur le bord
Avaient fait des points de dentelle…
Elle en prend une, elle la mord,
Et, me l’offrant : « Tiens !… » me dit-elle.
VIII
Ce fut tout, mais ce fut assez ;
Ce seul fruit disait bien des choses
(Si j’avais su ce que je sais !…)
Ce fut tout, mais ce fut assez.
Je mordis, comme vous pensez,
Sur la trace des lèvres roses :
Ce fut tout, mais ce fut assez ;
Ce seul fruit disait bien des choses.
IX
À MES LECTRICES.
Oui, mesdames, voilà comment
Nous nous aimâmes pour des prunes :
N’allez pas l’entendre autrement ;
Oui, mesdames, voilà comment.
Si parmi vous, pourtant, d’aucunes
Le comprenaient différemment,
Ma foi, tant pis ! voilà comment
Nous nous aimâmes pour des prunes.
 La maison est restée d'époque, cuisine traditionnelle, chambre avec dessus de lit crocheté en dentelle, couloirs où sont accrochées de nombreuses photos.
la cuisine et sa belle cheminée
Petite promenade ensoleillée dans le domaine fléché pour indiquer les cultures en terrasse, les oliviers, les ruches. Les troncs de châtaigniers évidés formaient le corps des ruches. Coupés en deux, dans le sens de la longueur, ils se transformaient en abreuvoirs, mangeoires, armoires appelées "berles". 
les ruches en troncs de châtaignier
les terrasses
Il y a une petite boutique où acheter cartes postales et souvenirs, une petite restauration en juillet-août et une aire de pique-nique où j'ai tranquillement écrit mes cartes.
Ouvert tous les jours seulement du 1er juillet au 31 août. Pour les autres mois de l'année allez voir sur le site www.musee-daudet.com. Tarifs : 6 € adulte, 4,50 € enfant. Tél : 04.75.39.65.07

jeudi 1 septembre 2016

Le STRESS de la rentrée

Ouh la la ! la rentrée scolaire ! quelle panique ! c'est le STRESS ! vous l'avez remarqué ? Partout, on ne parle que de ça et tout le monde s'y met : journaux, radio, TV, les interviews à l'entrée des écoles, à croire que d'aller à l'école est un vrai cauchemar. Et bien, nous en avons des progrès à faire dans la tête et ailleurs pour que l'on puisse considérer la rentrée comme une fête, enfin ! on va aller apprendre, qu'est-ce que ça va être passionnant ! chic, on va retrouver les copines et les copains, on va découvrir peut-être une nouvelle maîtresse extra-gentille tout en étant rigoureuse, des profs qui ont le sens de l'humour et qui savent comment susciter votre attention et votre intérêt...
Hélas ! je rêve peut-être un peu trop ! même les journaux de mode s'y mettent, je n'en croyais pas mes yeux ce matin : comment acheter ce gilet, ce pull pour que la rentrée se passe du mieux possible. Ou : allons consommer encore un peu pour rassurer nos petits.  N'importe quoi pour faire acheter. Et surtout ancrez vous bien ça dans la tête : la rentrée scolaire est STRESSANTE. Jamais on ne le dira assez.


lundi 22 août 2016

Le sens de la circulation

Finalement, je vais rentrer lundi me suis-je dit, j'aurai moins de monde sur les routes. Et confirmé par notre grand bison futé auquel j'irai d'ailleurs rendre visite dans l'après-midi. Il était en train de brouter sagement dans sa verte prairie ardéchoise, avec son copain le grand bison laineux.
Bison, assez fûté pour trouver à manger il y a 36 000 ans
"Lundi 22 août est classé VERT au niveau national et ORANGE en Île-de-France.
Dans le contexte de la reprise économique de cette fin du mois d’août, les flux des vacanciers en retour vers la capitale viendront s’ajouter en Île-de-France à une circulation déjà dense et difficile.Des trafics importants sont attendus sur les principales autoroutes convergeant vers Paris, principalement A6 et A10.
Pour ce lundi, il est conseillé d’éviter de rejoindre Paris par l’A6, entre 15 heures et 21 heures, et l’A10 entre 12 heures et 21 heures".
Bon, entre ce qui est dit, prévu et réalisé sur place, il y a juste un petit écart d'évaluation en fonction du lieu où l'on se trouve... Je suis en Ardèche et la Caverne du Pont d'Arc (la parfaite reproduction de la grotte Chauvet) se trouve à côté.  Ruoms-Vallon Pont d'Arc : 9,6 km et une heure dans la voiture !
Pas de souci pour la visite de la grotte, j'arrive bien en avance, heureusement, j'avais prévu.
Si vous passez par là, allez-y et réservez par internet si possible. Une heure de visite très intéressante, une guide, (parmi la multitude car les groupes se succèdent toutes les cinq minutes !) Mathilde, gentillesse et connaissances, nous fait profiter de son savoir. Et la Galerie de l'Aurignacien qui se visite paisiblement et individuellement, où là, vous pouvez prendre quelques photos pour pouvoir dire : j'ai vu le bison et le rhinocéros !
Rhinocéros femelle (grande corne) dessinée au charbon de bois
Très bien fait, bornes tactiles, entretiens avec des savants, scientifiques, qui partagent leur passion, une plongée chez nos premiers ancêtres d'il y a 36 000 ans.
Après 17 h je me dis que le retour sur Lyon serait plus facile. Hum, j'étais contente de retrouver ma cuisine à 21 h ! Après quelques détours par Romans pour l'itinéraire Lyon bis vu la densité des voitures à Montélimar, un arrêt pour m'acheter des fruits, un petit détour pour une boulangerie. Oui, quand même, il faut survivre dans les embouteillages !
Au final, belle plongée préhistorique non pas au fond du gouffre, quel dommage ! j'aurais tant aimé être obligée de me glisser par la chattière, à plat ventre, lampe frontale allumée, pour avoir le choc de la découverte ahurissante de la galerie d'art de nos ancêtres.
tout fait avec les doigts en traçant les lignes dans l'argile.
Intéressé-e par cette époque de notre Histoire ? Quelques idées de documentaires :

http://www.filmsdocumentaires.com/films/4321-quand-homo-sapiens-faisait-son-cinema
http://www.filmsdocumentaires.com/films/3991-au-temps-des-mammouths
http://www.filmsdocumentaires.com/films/3310-les-premiers-europeens
http://www.filmsdocumentaires.com/films/1829-grands-maitres-de-la-prehistoire





vendredi 19 août 2016

Où êtes-vous ?


Vacances, le dépaysement à domicile… voilà que j'ai disparu sous les strates géologiques de mes paperasses entassées et que je redécouvre tellement d'ami-e-s, de relations, qui au fil du temps ont disparu. Où êtes-vous passé  Jacqueline, Josette, Pascale, Annie, Anne, Samuel, René, Dany, qu'êtes-vous devenu Danièle, Roger, Claire, Thérèse, Michèle… et quand j'égrène tous ces prénoms que je viens de retrouver dans tous ces mots charmants, ces vœux chaleureux d'il y a dix, quinze ou même vingt ans en arrière, je n'arrive parfois plus à mettre un visage, je ne me souviens plus… Qu'avons nous fait ensemble ? Où nous sommes-nous rencontrés ? Combien de temps sommes nous restés amis, copines, ou simples relations mais bien sympathiques ?
Je cherche vos adresses sur l'annuaire d'internet, j'ai envie de reprendre contact, de savoir ce que vous devenez, grand-mère occupée ? voyageuse au bout du monde ? Disparus de la terre des hommes ? Bien sûr, pas d'adresse-mail, à l'époque, bien peu en avait une. C'est là où je vois que le monde change, non pas comme la marée à la vitesse d'un cheval au galop mais à celle des électrons, des photons.
Qu'avons-nous vécu pour que l'écheveau de l'amitié, de la relation se dévide doucement, s'étire au fil du temps et se casse finalement ? Le temps… mais le temps existe-t-il vraiment ? N'êtes-vous pas toutes et tous quelque part dans mon cœur, dans un petit lieu secret, bien abrité des embruns et des tempêtes, bercés par les vagues de l'oubli et les aléas de ma mémoire ?