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vendredi 20 janvier 2017

Les photos du jour

Le temple de Ta Prohm est connu et m'a toujours fait rêver sans jamais connaitre son nom. Pour moi, c'était lui qui représentait Angkor, ses temples perdus dans la jungle, enserrés par les lianes et les arbres étrangleurs. A me trouver devant, l'émotion est là, j'y suis, je vois en vrai ce que je voyais dans les livres... mais il manque la notion d'aventure, de découverte, de lieu caché qui ne se dévoile qu'au tournant du chemin après une progression épuisante dans la jungle, ouvrant la voie à coup de coupe-coupe ! Ici, ce jour, tout est bien balisé, encadré, quasi nettoyé, il y a des pancartes "Sens de la visite" avec des flèches, des piquets avec des cordes, des "Défense d'entrer, Danger". Bref tout est bien cadré pour le touriste.
Mais quand même, de voir ces arbres aux racines gigantesques, des forces de la nature dont on sent que rien ne les fera bouger, qui ont soulevé les pierres, bordé les linteaux sculptés, enserré les sculptures, c'est impressionnant.






Au bout de trois jours de visite de temples, à voir la plupart des Japonaises faire des mièvreries, des minauderies, du spectacle pour se faire prendre en photo sous toutes les coutures avec des poses incroyables, Béa a pété les plombs au sommet du temple de Ta Keo... il faut dire que le soleil lui avait aussi un peu tapé sur la tête et que les efforts pour arriver au sommet étaient intenses vu la raideur des marches...
Escalade de Ta Keo par la face Est par Béa
alors ça donne ça :
ça va, la pose ?
Quand je vous disais que ça n'arrêtait pas...
et encore vous ne voyez pas sur sa casquette les deux petites oreilles noires et pointues !
Quand c'est au milieu du site, ça peut encore passer, mais quand un car de Chinois arrive et que tout le monde veut poser dans l'embrasure de la porte d'entrée... ça créé forcément des embouteillages !

et quand vous sortez et que vous avez cette foule qui arrive en face, vous vous félicitez d'avoir pu sortir du lit de bonne heure !
des cars entiers qui débarquent au site de Preah Khan qui fait partie des temples majeurs
et où on trouve quelques grands arbres aux racines spectaculaires





mercredi 18 janvier 2017

La magie d'Angkor

Et oui, il faut partir à cinq heures du matin, à cette heure là, foule il y a,  on aurait dit des dizaines de petites fourmis sur la route, tuk-tuk amenant les touristes sur les lieux, convergeant d'abord sur l'endroit où acheter les billets : 20 $ pour la journée ou 40 $ pour trois jours et pour les plus folles, les plus innocentes, les plus passionnées, les plus curieuses dont nous sommes, le forfait de sept jours à 60 $. L'avantage : aucune queue à ce guichet et nous obtenons notre pass immédiatement, plastifié avec notre photo ! A montrer à chaque entrée de site et à ne pas oublier le matin dans la chambre. Notre chauffeur nous demande chaque fois si nous l'avons bien sous la main !
Et attention au 1er février, tout va augmenter... ce qui a peut-être précipité un peu les touristes à venir en janvier pour éviter de voir doubler leur budget "entrée sur les temples".
Nous sommes des centaines à attendre devant Angkor Wat la venue de l'astre solaire, appareil photo autour du cou, téléphone en main, tige de métal avec appareil accroché pour celles et ceux qui aiment voir le monde à reculons et à vérifier s'ils existent bien sur les lieux qu'ils visitent... visiter étant un bien grand mot car ils ne font que se prendre en photo avec les deux doigts de la victoire, oui, j'y étais, regarde moi sur Face de bouc.


Assis, accroupis, debout, nous sommes toutes et tous là à attendre la lumière qui va jaillir derrière les tours d'Angkor Wat, le temple probablement le plus connu au monde et dont les images inondent tous les magasins, s'étalent sur tous les trottoirs de Siem Riep la ville proche et tremplin pour sauter dans la beauté et la magnificence des temples alentour, remplissent les porte-cartes postales, s'affichent sur les murs des restaurants populaires, se répercutent à l'infini et en couleurs sur les porte-clés, les magnets, les T-shirts, les écharpes.

Le ciel est magnifiquement étoilé, nous avons de la chance ce matin, il fait frais, nous profitons de l'obscurité qui s'adoucit lentement, le ciel pâlit, les nuages virent au jaune, au rose, puis le soleil apparait, tout le monde a déjà des dizaines de photos, la magie du décor a encore joué. Nous ne pouvons que célébrer l'arrivée du jour avec gratitude devant tant de beauté.



Nous ne nous pressons pas trop et c'est un tort car la queue pour monter dans les étages, faire notre ascension spirituelle dans cette représentation du Mont Mérou, lieu de résidence des dieux, est déjà fort longue et nous décidons d'aller à la découverte des galeries des bas-reliefs. Nous ferons notre ascension symbolique une autre fois.
la queue va jusqu'au bout du bâtiment, tourne encore à droite et après il faut monter
par petits groupes... patience !
Découverte de ces bandes dessinées gigantesques sculptées sur place sur les murs, surtout celles de deux grandes batailles épiques hindouistes : celle de Lanka tirée du Ramayana et celle du Kurukshetra, tirée du Mahabharata.
une immense BD à regarder avec attention et avec de bonnes explications pour
comprendre le déroulement des batailles !
que ce soit dans les temps anciens ou aujourd'hui on se tue et s'entretue !
Nous partons quand la foule des groupes arrive pour aller à la découverte d'une autre merveille : à suivre !